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Dans la presse

"Le "bordel" italien"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 5 mars, le climat d’incertitude politique en Italie, au lendemain des élections législatives et sénatoriales. Le « ja » du SPD à Angela Merkel. La 90ème cérémonie des Oscars. Et une robe indémodable.

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On commence cette revue de presse internationale en Italie, où la droite et l’extrême-droite arriveraient en tête des élections législatives et sénatoriales, selon les premiers résultats.

 

La coalition droite-extrême droite, emmenée par l’inoxydable Silvio Berlusconi, ne décrocherait toutefois pas la majorité absolue, tandis que le mouvement populiste 5 Etoiles serait devenu le premier parti italien, sans majorité absolue lui non plus. Le parti démocrate de Matteo Renzi, confirmerait, quant à lui, les mauvais résultats anticipés par les sondages. «Quel bordel», résume ce matin le journal Il Tiempo, visiblement insatisfait de l’incertitude créée par ces élections, et qui a choisi pour sa une LA photo de la journée d’hier: l’irruption, dans le bureau où a voté Silvio Berlusconi, d’une militante des Femen, qui avait inscrit sur son torse, à l’intention du Cavaliere: «Berlusconi, t’es dépassé». Une photo également à la une du tabloïd La Verita, qui a remplacé le nom de Berlusconi par celui de l’ancien chef du Conseil, Mateo Renzi. L’ancien chef du gouvernement, à son tour à la Une d’Il Fatto Quotidiano, chassé du devant de la scène politique par l’héritier du fondateur du mouvement 5 Etoiles, Beppe Grillo – le jeune Luigi Di Maio, 31 ans seulement. «Tout change», annonce le journal proche du mouvement populiste – qui évoque le «boom» du Mouvement 5 Etoiles et la «catastrophe» électorale subie par Matteo Renzi.

 

Ce dernier va devoir maintenant rendre des comptes à ses camarades du Parti démocrate. «Même si je perds, je reste à la tête du Parti démocrate. Pas question de convoquer un congrès après les élections», avait prévenu l’ancien chef du gouvernement, révélant ainsi sa crainte du règlement de comptes interne qui a déjà commencé, comme en témoigne La Repubblica, qui évoque ouvertement la démission de Matteo Renzi – qui accuse, pour sa part, les autres dirigeants du Parti démocrate de chercher à faire de lui le «bouc émissaire» de la défaite.Autre grand perdant de ces élections, selon le Corriere Della Sera, la réforme du mode de scrutin, adoptée à la fin de l’année dernière, et supposée mettre un terme à l’ascension du mouvement 5 Etoiles et à l’instabilité politique - une réforme conduite en vain – au grand mécontentement d’une bonne partie de l’opinion italienne. A voir pour terminer avec le dessin de Vauro, trouvé sur Twitter. Le dessinateur se représente lui-même sur le point de mettre fin à ses jours. «Mais que fais-tu?», lui demande-t-on. «Il n’y a plus de Maalox», répond Vauro – désespéré de ne pas pouvoir en finir avec les maux d’estomac que lui cause la vie politique de son pays.

 

Elle, n’en n’a pas fini avec la vie politique. Angela Merkel a décroché hier un quatrième mandat. En votant «ja», hier, en faveur d’une grande coalition avec les conservateurs, les sociaux-démocrates allemands ont ouvert la voie à un nouveau mandat pour la chancelière, qu’on voit émerger de l’ombre à la Une du Tagessepiegel. Toujours dans la lumière, mais sensiblement diminuée, affaiblie, à en croire le journal, où le dessin de Schwalme la montre couverte de bleus, après cinq mois d’âpres discussions avec ses partenaires du SPD. La chancelière fait le V de la victoire, et affiche sa satisfaction d’être parvenue à monter sa «grosse coalition» - même si sa toque de chef porte l’inscription «SPD» - entendez par là que les sociaux-démocrates seront les vrais patrons de la « Groko». A condition, bien sûr, de parvenir une bonne fois pour toutes à mettre un terme à leurs dissensions internes, résume le Frankenberger Allgemeine, qui rappelle le refus d’une bonne partie des cadres et des militants du SPD à conclure cet accord avec Angela Merkel – en faveur duquel se sont finalement prononcés 66% d’entre eux.

 

Un mot, pour terminer, de la 90ème cérémonie des Oscars, qui s’est déroulée cette nuit. Alors que l’affaire Weinstein a entraîné dans son sillage, ces derniers mois, la chute de plusieurs personnalités de Hollywood, et l’émergence du mouvement «metoo», l’attribution de l’Oscar du meilleur acteur à Gary Oldman fait déjà polémique, d’après Vox, qui rappelle que ce dernier est accusé de violences conjugales par l’une de ses ex-femmes. Mais on ne va pas se quitter là-dessus. Parlons plutôt chiffons. La sagacité des internautes est décidément redoutable, puisqu’ils ont relevé que l’actrice Rita Moreno a assisté à la cérémonie habillée de la même robe qu’elle avait sur le dos en 1962. A l’époque, l’actrice avait remporté un Oscar pour meilleur second rôle féminin dans le mythique «West Side Story». 56 ans après, l’actrice n’a pas pris une ride et sa robe, pas un pli. Vu sur Twitter.

 

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