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SYRIE

Syrie : le premier convoi d'aide humanitaire dans la Ghouta orientale écourte sa mission

Un camion aux couleurs du Croissant-Rouge circule à Douma, dans l'enclave de la Ghouta orientale, à l'est de Damas, lundi 5 mars.
Un camion aux couleurs du Croissant-Rouge circule à Douma, dans l'enclave de la Ghouta orientale, à l'est de Damas, lundi 5 mars. Amer Almohibany, AFP
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Le convoi d'aide humanitaire entré lundi dans la Ghouta orientale, à l'est de Damas, a dû arrêter ses opérations en raison des bombardements du régime syrien sur cette enclave rebelle.

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Le convoi humanitaire entré lundi 5 mars dans le fief rebelle de la Ghouta orientale, le premier depuis le début de l'offensive du régime syrien mi-février, n'a pas pu mener jusqu'au bout sa mission. Il a dû abéger sa livraison d'aide en raison de bombardements de l'armée dans cette zone à l'est de Damas, dont les forces progouvernementales ont désormais repris plus du tiers.

Pour la seule journée de lundi, au moins 73 civils y ont été tués par des bombardements visant plusieurs secteurs rebelles, dont Douma, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

>> À lire sur France 24 : "La Ghouta orientale, le verger de Damas qui, depuis six ans, résiste à Assad"

Le but de ces livraisons était de soulager environ 30 000 des quelques 400 000 habitants de l'enclave, qui subissent des pénuries de nourriture et de médicaments et vivent terrés dans les sous-sols.

Mais le représentant en Syrie du Haut-commissariat pour les réfugiés de l'ONU (UNHCR) a affirmé lundi soir que le convoi avait dû se retirer après neuf heures de livraisons effectuées "en plein milieu des bombardements".

Il était composé d'une quarantaine de camions chargés d'aide médicale et de nourriture, d'après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Au total, l'ONU a reçu les autorisations nécessaires pour distribuer des aides pour "70 000 personnes" et un deuxième convoi est prévu jeudi.

"Ce convoi est un premier pas positif", a jugé le directeur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Moyen-Orient, Robert Mardini, mais, "aussi grand soit-il, il ne sera jamais suffisant au vu des conditions désastreuses" dans l'enclave.

La Russie propose une évacuation aux rebelles

De son côté, l'armée russe a proposé mardi aux rebelles syriens retranchés dans la Ghouta orientale une évacuation protégée de la zone assiégée par les forces syriennes et leurs alliés.

Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense indique être prêt à garantir le transport des rebelles et de leurs familles et s'engage à leur octroyer une immunité contre toute poursuite.

Le communiqué précise que les combattants pourront quitter la région en conservant leurs armes personnelles. Le groupe rebelle Faylaq al-Rahman a estimé que la proposition de la Russie revenait à un déplacement forcé de population.

Après plus de deux semaines de pilonnage d'une rare intensité ayant tué plus de 760 civils, le régime a reconquis 40 % de ce fief rebelle, situé aux portes de Damas et assiégé depuis 2013, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Avec AFP

 

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