Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Audition de Benalla au Sénat : Police - Elysée : malaise au sommet

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Les Frères Sisters", western fraternel et meurtrier

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

"This is Iraq" : rencontre avec le rappeur I-NZ

En savoir plus

FOCUS

La traque des opposants burundais se poursuit jusqu'au Kenya

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Espionnage en Afrique : une concurrence féroce

En savoir plus

FACE À FACE

Affaire Benalla : 5 mois de feuilleton politique

En savoir plus

L’invité du jour

Sebastian Copeland : "Les régions polaires nous lancent le cri d’alarme"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

L’économie chinoise peut-elle résister à la guerre commerciale ?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Avion russe abattu en Syrie : "un tragique concours de circonstances"

En savoir plus

Découvertes

Un employé du groupe hôtelier Marriott like un tweet, crée un incident diplomatique et se fait virer

© Smith Collection/Gado/Getty Images

Texte par Émilie LAYSTARY

Dernière modification : 06/03/2018

Le tweet était élogieux. Mais en le likant, le salarié de Marriott ignorait qu'il causerait un incident diplomatique avec le gouvernement chinois.

C'était pourtant un tweet élogieux pour la chaîne hôtelière. Mais en le likant, cet employé de Marriott s'est surtout mis dans l'embarras. Et a créé un incident diplomatique qu'il n'avait pas vu venir, avant de se faire licencier.

VOIR AUSSI : Twitter licencie son nouveau chef de la réalité virtuelle qui insultait les SDF sur Facebook

Selon le Wall Street Journal, Roy Jones, 49 ans, a liké un tweet posté par un groupe séparatiste tibétain qui remerciait Marriott de parler du Tibet comme d'un État souverain dans un sondage. En shift de nuit à Omaha, dans le Nebraska (États-Unis), le salarié en poste au service clientèle pensait simplement faire son travail en répondant de façon positive à un message de remerciement. 

[scald=65691:article_details {"additionalClasses":""}]

Or, il semblerait que Marriott n'a jamais eu l'intention de se prononcer formellement sur la situation politique au Tibet et de prendre part au conflit qui oppose la région autonome avec le gouvernement chinois – le sondage ayant été rédigé par un prestataire extérieur, avec lequel Marriott a finalement rompu le contrat suite à la bourde.

De son côté, le malheureux employé a bien vu affluer les appels au boycott de la chaîne hôtelière, mais sans comprendre l'origine du problème. "Ce job était tout ce que j'avais", regrette celui qui était payé 18 dollars par heure maintenant qu'il a été licencié par son employeur. L'incident diplomatique a coûté de nombreuses annulations à Marriott à travers ses 300 hôtels situés en Chine. 

Vraisemblablement pour calmer les tensions diplomatiques avec le gouvernement chinois, le directeur de la zone Asie-Pacifique de Marriott, Craig Smith, s'est empressé de préciser que "Marriott respecte la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Chine" et que la maladresse de son employé "est une erreur et ne représente aucunement la position de l'entreprise". Une polémique sur laquelle Marriott a choisi de sacrifier son employé.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 06/03/2018