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Colombie : les Farc se retirent de la présidentielle

L'ex-commandant guérillero Ivan Marquez, candidat au Sénat, annonce le retrait des Farc de la présidentielle.
L'ex-commandant guérillero Ivan Marquez, candidat au Sénat, annonce le retrait des Farc de la présidentielle. Luis Acosta, AFP

L'ex-guérilla des Farc, présente pour la 1e fois aux élections en Colombie, a annoncé son retrait de la présidentielle, suite aux problèmes cardiaques de son candidat Rodrigo Londoño. Mais la formation reste dans la course pour les législatives.

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L'ancien groupe rebelle colombien Farc ne participera pas à l'élection présidentielle prévue en mai, a annoncé jeudi 8 mars le parti.

Le candidat du parti, l'ancien chef rebelle Rodrigo Londono, alias "Timochenko", a été opéré du cœur mercredi dans un hôpital de la capitale Bogota. "L'opération qui s'est déroulée hier, combinée aux problèmes déjà évoqués de la campagne électorale, nous a conduit à renoncer à nos ambitions présidentielles", a ainsi déclaré un candidat de la Farc au Sénat, Ivan Marquez, lors d’une conférence de presse.

>> À lire aussi : Un an après l'accord de paix en Colombie, les désillusions des Farc

Plus connu sous ses noms de guerre "Timochenko" ou Timoleon Jimenez, Rodrigo Londoño, âgé de 59 ans, donné bon dernier dans les sondages pour le premier tour de la présidentielle du 27 mai, a souffert d'un infarctus il y a une semaine et a dû subir un pontage coronarien. En février, il avait annulé tout meeting électoral public, suite à des manifestations violentes menées contre des candidats de l'ex-guérilla par des adversaires de l'accord de paix.

Issue en 1964 d'une insurrection paysanne, l'ex-guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a déposé les armes suite à l'accord de paix historique signé le 24 novembre 2016 avec le président Juan Manuel Santos. En septembre, les Farc, qui furent la plus puissante rébellion d'Amérique latine, s'est reconvertie en parti politique sous le nom de Force alternative révolutionnaire commune, conservant le même acronyme. 

Ivan Marquez a souligné jeudi que la Farc se maintient pour les législatives du 11 mars et a appelé à un "dialogue avec tous les secteurs politiques afin de tendre des ponts pour réaliser une grande convergence nationale". "Le fait de ne pas participer directement avec un candidat à la course pour la présidentielle ne veut pas dire que nous n'ayons pas de voix face aux autres candidats", a-t-il ajouté, affirmant qu'aucun rapprochement n'a été initié. "Nous restons dans l'expectative", a ajouté l'ancien négociateur de l'accord de paix.

Gustavo Petro, ex-maire de gauche de Bogota, Ivan Duque, candidat du Centre démocratique de l'ancien président et leader de la droite dure Alvaro Uribe, ainsi que Sergio Fajardo, ex-maire centriste de Medellin, deuxième ville du pays, sont en tête des sondages pour la présidentielle, dont l'issue devrait se jouer au second tour le 17 juin.

Avec AFP et Reuters

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