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Taxes américaines sur l'acier : l'UE espère y échapper, Pékin et Tokyo protestent

Mandel Ngan, AFP

La décision de Donald Trump de taxer l’acier et l’aluminium importés aux États-Unis a suscité de nombreuses réactions dans la nuit de jeudi à vendredi. L'UE espère y échapper, tandis que Pékin et Tokyo ont exprimé leur mécontentement.

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Alors que Donald Trump a officiellement annoncé, jeudi 8 mars, l'imposition de droits de douane sur les importations américaines d'acier et d'aluminium dans 15 jours, les réactions n'ont pas tardé à pleuvoir.

Rappelant que l'Union européenne est un "allié proche" des États-Unis, la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malström, a estimé que l'Union "devrait être exemptée" de ces taxes douanières. "Je vais demander plus de clarté sur cette question dans les jours à venir", a-t-elle écrit sur Twitter. La France a pour sa part dit "regretter" la décision de Donald Trump et Londres a estimé qu'il agissait de la "mauvaise manière".

Taxe sur le beurre de cacahuète ?

Les Européens exportent environ 5 milliards d'euros d'acier et 1 milliard d'euros d'aluminium chaque année vers les États-Unis. Bien avant la promulgation de ces taxes, l'UE avait préparé une riposte. Une liste de produits américains pourraient être taxés, dont le fameux beurre de cacahuète, pour compenser en valeur le dommage causé à l'industrie européenne.

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La Chine, elle, a fait part de sa "ferme opposition" aux droits de douane américains, dénonçant une "attaque" du système commercial multilatéral. "L'abus de la clause de sécurité nationale par les États-Unis constitue une attaque délibérée du système commercial multilatéral incarné par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et aura certainement un impact grave sur l'ordre commercial mondial", a estimé le ministère chinois du Commerce dans un communiqué. "La Chine s'y oppose fermement", a-t-il ajouté.

Donald Trump s'est de son côté montré relativement conciliant avec la Chine, évoquant à nouveau des négociations en cours pour réduire le déficit commercial entre Pékin et Washington.

Canada et Mexique exemptés

La Chine est le premier producteur mondial d'acier et d'aluminium mais sa production ne représente qu'une petite partie (2,7 % du total pour l'acier et 9,7 % pour l'aluminium) des importations américaines, loin derrière celles du Canada, du Brésil ou de l'Union européenne.

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Le Japon a pour sa part jugé ces taxes "regrettables", estimant que cette mesure pourrait avoir "un impact grave" sur l'économie mondiale. "Nous prendrons les mesures appropriées après avoir étudié avec attention les conséquences sur l'économie japonaise", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Taro Kano dans un communiqué. Le Japon est le sixième fournisseur d'acier des États-Unis, mais loin derrière le Canada et le Brésil.

Le Canada et le Mexique, partenaires des États-Unis au sein de l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), sont eux exemptés des nouveaux droits de douane pour le moment. Donald a indiqué que les autres pays concernés pourraient entamer des discussions avec les États-Unis pour négocier, eux aussi, une éventuelle exemption.

Avec AFP

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