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FRANCE

Rassemblement national : le FN change de nom, mais pas de logiciel

© Philippe Huguen, AFP | Les adhérents du FN vont être appelés à valider ou non le changement de nom du parti dans les semaines à venir.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 12/03/2018

Marine Le Pen a proposé à ses adhérents, dimanche, de rebaptiser le Front national en Rassemblement national. Un nouveau nom censé permettre au parti de conquérir le pouvoir sans toutefois changer sa ligne politique et ses priorités.

Ce doit être, selon Marine Le Pen, la dernière étape vers le pouvoir. Après avoir œuvré durant plusieurs années à "dédiaboliser" le FN, la patronne du parti frontiste espère que le changement de nom du parti fondé par son père, Jean-Marie Le Pen, de "Front national" en "Rassemblement national" lui permettra de conquérir l’Élysée en 2022.

"Notre nom doit porter un message politique et même clairement indiquer le contenu de notre projet politique pour la France. Ce nom doit être plus encore qu'un projet, il doit être un cri de ralliement", a affirmé Marine Le Pen, dimanche 11 mars, à Lille, balayant ainsi le mot "front", vieux de 46 ans et qui s'appliquerait selon elle davantage à un petit parti d'opposition qu'à une formation ambitionnant de gouverner.

Les formules prudentes employées par Marine Le Pen pour défendre la mue du frontisme témoignent en creux des résistances de certains cadres et d'une partie de la base militante. La députée du Pas-de-Calais n’a ainsi pas manqué de souligner que le nom "Front national" était "porteur d’une histoire épique et glorieuse que personne ne doit renier".

Consultés ces dernières semaines sur le principe d’un changement de nom via un questionnaire, les adhérents ont été seulement 52 % à l’approuver. Ils devront dans les prochaines semaines officiellement voter pour ou contre la proposition de Marine Le Pen.

"J’ai vu sur le terrain les entraves que pouvait apporter le nom 'Front national'"

Pour l’heure, parmi les adhérents présents au congrès du parti à Lille, certains se réjouissent. "C’est un nom qui me plaît beaucoup et c’est d’ailleurs celui que j’avais proposé dans le questionnaire destiné aux adhérents, s’enthousiasme Laure, 37 ans. J’ai vu sur le terrain les entraves que pouvait apporter le nom 'Front national' et en particulier le mot 'front' qui provoquait encore des réticences. Dans les bureaux de vote, les connotations négatives des années antérieures pouvaient freiner les électeurs à glisser un bulletin FN dans l’urne."

"C’est intéressant car on garde quand même une symbolique et une identité Front national, tout en changeant, estime de son côté Edgard, 30 ans. C’est ni quelque chose qui n’a aucun sens, ni identique à l’ancien nom, on est entre les deux. Le Rassemblement national, ça veut bien dire ce que nous sommes : un parti patriote qui veut s’élargir. On entend souvent que les sympathisants LR sont intéressés par nos idées, mais que leurs cadres refusent toute alliance. Or là, c’est intelligent, on veut rassembler toutes les voix de la droite française."

>> À lire : Steve Bannon aux adhérents FN : "L'Histoire est de notre côté"

D’autres adhérents avaient plus de mal à digérer l’annonce. "C’est un peu tôt pour dire ce que je pense du nouveau nom car on est forcément attaché à 'Front national', qui porte une histoire, reconnaît Kevin, 31 ans. Il faut que je prenne le temps de la réflexion. Maintenant, tant que les idées restent les mêmes, c’est ça le plus important."

"On est chez nous !"

Aucune inquiétude à avoir de ce côté-là, Marine Le Pen porte toujours le même message, se présentant comme la porte-parole des "nationaux" face aux "mondialistes". Rejet de l’Union européenne, patriotisme économique, défense de la culture française, lutte contre l’immigration et l’islamisme radical : le logiciel du RN est le même que celui du FN.

Et pour s’assurer que les priorités du parti et de ses adhérents n’ont pas changé, il suffisait de voir la ferveur de ces derniers lorsque leur présidente a affirmé que "l’argent des Français doit revenir aux Français", qu’"en France, on s’habille comme on veut" et qu’"en France, quand on est étranger et délinquant, on doit reprendre l’avion". "On est chez nous ! On est chez nous !", a alors scandé son auditoire tout en tapant des pieds dans les tribunes.

Un cri du cœur qui n’aurait sans doute pas déplu à Davy Rodriguez, le directeur adjoint du Front national de la jeunesse (FNJ), absent lors du discours de Marine Le Pen car suspendu de ses fonctions dimanche matin. La raison ? Une vidéo mise en ligne sur Twitter le montre, selon le site Buzzfeed qui a révélé l’information, insulter le vigile d’un bar lillois de "nègre de merde". Chassez le naturel…

Première publication : 11/03/2018

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