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Des centaines de civils fuient la ville d'Afrin face à l'avancée de l'armée turque

Des dizaines de véhicules transportant des civils faisaient la queue pour sortir de l'enclave d'Afrin, le 12 mars 2018.
Des dizaines de véhicules transportant des civils faisaient la queue pour sortir de l'enclave d'Afrin, le 12 mars 2018. AFP

Craignant un assaut imminent de l'armée turque sur la ville d'Afrin, située dans l'enclave à majorité kurde du même nom, près de 2 000 civils ont fui lundi cette localité du nord-ouest de la Syrie.

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Plusieurs centaines de civils ont fui lundi la ville d'Afrin après la progression des forces turques, désormais aux portes de cette cité du nord-ouest de la Syrie. Proche de la frontière turque, Afrin est située dans l'enclave à majorité kurde du même nom, où l'armée turque et des supplétifs syriens mènent depuis le 20 janvier une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qu'Ankara considère comme "terroriste".

Les Turcs à moins de deux kilomètres d'Afrine

Par crainte d'un éventuel assaut turc contre la ville d'Afrine, près de 2 000 civils ont fui et rejoint la localité voisine de Nobol, contrôlée par les forces loyales au régime de Bachar al-Assad, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Des centaines d'autres sont toujours sur les routes pour la quitter", a-t-il ajouté depuis Londres, où est basée l’ONG.

>> À lire sur France 24 : Bataille d’Afrin en Syrie : les forces en présence

Les soldats turcs et leurs alliés sont parvenus samedi à moins de deux kilomètres d'Afrin, faisant craindre aux habitants un siège de la ville où vivent 350 000 habitants. Selon un journaliste collaborant avec l'AFP, des dizaines de voitures et de camions transportant des civils et leurs biens faisaient la queue pour sortir de l'enclave en direction des localités adjacentes de Nobol et Zahraa, également sous contrôle du régime.

Ceux qui veulent fuir Afrin ne peuvent emprunter qu'une seule route qui mène à Nobol et Zahraa, les forces turques étant positionnées partout ailleurs autour de la ville après avoir pris le contrôle de 60 % de l'enclave à majorité kurde.

Plus de 200 civils tués depuis le début de l’offensive turque

Nobol et Zahraa abritent désormais environ 16 000 déplacés de la région d'Afrin, selon l'OSDH. Beaucoup d'entre eux ont trouvé refuge dans des mosquées et des écoles.

Lundi, l'OSDH a fait état de violents combats à la périphérie de la ville d'Afrin, alors que des rebelles pro-Ankara s'emparaient de plusieurs villages. Une porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) à Damas s'est inquiétée du sort des civils. Alors que les soldats turcs se rapprochent de la ville d'Afrin, "ils mettent beaucoup de gens en danger, y compris les déplacés", a déploré Linda Tom. Des milliers de Syriens fuyant les combats dans l'enclave kurde avaient trouvé refuge dans la cité éponyme. "Nous essayons de (leur) apporter une aide humanitaire", a ajouté Linda Tom.

Selon l'OSDH, plus de 200 civils ont été tués depuis le début de l'opération turque à Afrin. Ankara dément pour sa part prendre pour cible des civils.

Avec AFP

 

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