Accéder au contenu principal

Les Philippines se retirent de la CPI après une enquête sur sa politique antidrogue

Les forces de sécurité philippines mènent un raid contre le trafic de drogues à Taguig, au sud de Manille, le 28 février 2018.
Les forces de sécurité philippines mènent un raid contre le trafic de drogues à Taguig, au sud de Manille, le 28 février 2018. Noel Celis, AFP

Les Philippines ont annoncé, mercredi, quitter la Cour pénale internationale, alors que l'institution avait lancé une procédure d'enquête sur la campagne antidrogue du président Duterte qui a engendré la mort de près de 4 000 trafiquants.

PUBLICITÉ

Le président philippin, Rodrigo Duterte, a annoncé, mercredi 14 mars, le retrait de l'archipel du traité fondateur de la Cour pénale internationale (CPI), qui se penche sur sa politique meurtrière contre la drogue.

"Je déclare (...) que les Philippines révoquent leur ratification du Statut de Rome avec effet immédiat", a dit le président dans un communiqué.

La Cour, établie à La Haye, a annoncé début février l'ouverture d'un "examen préliminaire", étape préalable à une enquête, sur la campagne antidrogue menée par M. Duterte.

Cette politique sème l'inquiétude dans les rangs de la communauté internationale.

Élu facilement en 2016, le président Duterte avait promis d'éradiquer le trafic de drogue en faisant abattre des dizaines de milliers de délinquants.

Depuis son élection, près de 4 000 trafiquants et usagers de drogue présumés ont été tués par la police, d'après les statistiques officielles.

Les défenseurs des droits de l'Homme affirment qu'il faut en fait multiplier par trois ces chiffres pour obtenir le bilan réel des morts.

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.