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L'UE va durcir sa politique migratoire et augmenter son aide financière à la Turquie

Des forces de l'ordre patrouillent le long de la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, près de la ville de Malko Tarnovo, le 22 mai 2016.
Des forces de l'ordre patrouillent le long de la frontière entre la Bulgarie et la Turquie, près de la ville de Malko Tarnovo, le 22 mai 2016. Nikolay Doychinov, AFP

Afin de réduire l'immigration en provenance du Proche-Orient et d'Afrique, l'UE va débloquer trois milliards d'euros pour aider la Turquie à gérer les réfugiés syriens, tout en durcissant sa politique migratoire, a annoncé l'institution mercredi.

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L'Union européenne entend débloquer trois milliards d'euros supplémentaires pour aider la Turquie à prendre en charge les réfugiés syriens, tout en durcissant sa politique de visas à l'égard des pays qui rechignent à rapatrier leurs ressortissants déboutés du droit d'asile, a annoncé Dimitris Avramopoulos, le Commissaire européen chargé de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, mercredi 14 mars.

L’objectif étant de réduire l’immigration en provenance du Proche-Orient et d’Afrique. Un effort poursuivi depuis 2014 et notamment caractérisé par des contrôles à ses frontières renforcés, un durcissement de sa politique d’asile et le financement de pays tiers pour inciter ces derniers à bloquer les migrants.

L'accord conclu en 2016 avec la Turquie, bien que critiqué par les organisations des droits de l'Homme, a ainsi permis de refermer presque totalement la "route des Balkans" empruntée pendant l'été 2015 par environ un million de personnes.

Quelque 1,8 million de réfugiés et migrants sont arrivés depuis 2014 en Europe en traversant la Méditerranée, selon les chiffres de l'ONU, ce qui a provoqué de vives tensions au sein et entre pays européens.

Coopération "essentielle" avec la Turquie

Dimitris Avramopoulos a indiqué, mercredi, que l'UE devrait verser à la Turquie trois milliards d'euros supplémentaires, un montant qui doit encore faire l'objet d'un accord entre États membres et Commission européenne.

"Notre coopération avec la Turquie est essentielle pour répondre aux défis communs", a expliqué pendant une conférence de presse le Commissaire européen, en référence aux tensions récurrentes entre l'UE et Ankara sur fond de dérive autoritaire du président turc Recep Tayyip Erdogan.

"Le rapprochement entre l'UE et la Turquie est un engagement à long terme (...) C'est une question de volonté politique commune et évidente. Il faut éviter les escalades inutiles", a-t-il ajouté.

L'UE, qui peine à renvoyer chez eux les migrants déboutés du droit d'asile ou qui restent sur le sol européen à l'expiration de leur visa, s'est par ailleurs entendue en juin dernier sur une restriction de la délivrance des visas aux pays qui se montrent réticents à réadmettre leurs ressortissants.

Mercredi, Dimitris Avramopoulos a proposé la mise en place d'un mécanisme d'évaluation du degré de coopération des pays concernés qui pourrait déboucher, si celle-ci n'est pas jugée satisfaisante, sur des restrictions supplémentaires en matière de visa.

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