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Au cœur du scandale des "Panama Papers", le cabinet Mossack Fonseca met un terme à ses activités

L'entrée de l'immeuble où le cabinet d'avocats Mossack Fonseca était basé à Panama City.
L'entrée de l'immeuble où le cabinet d'avocats Mossack Fonseca était basé à Panama City. Rodrigo Arangua, AFP

Le cabinet d'avocats Mossack Fonseca, au cœur du scandale des "Panama papers", a annoncé mercredi la cessation de ses activités, en raison des "dommages irréparables" infligés à sa réputation.

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Clap de fin pour Mossack Fonseca. C'est de ce cabinet d'avocats panaméen qu'avaient fuité en avril 2016 plus de 11,5 millions de documents, faisant éclater le scandale des "Panama Papers".

"La détérioration de [notre] réputation, la campagne médiatique, la pression financière et les agissements irréguliers de certaines autorités panaméennes ont provoqué des dommages irréparables, dont la conséquence obligée est la cessation totale des opérations [...] à la fin de ce mois", indique, mercredi 15 mars, un communiqué du cabinet.

Les documents qui avaient fuité de cette firme d’avocats spécialisée dans l’immatriculation de sociétés écrans au Panama avaient servi de base à une enquête de presse d’une envergure inédite. Et de provoquer une onde de choc mondiale, entraînant notamment la démission du Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson.

Plus de 150 enquêtes ouvertes dans 79 pays

En juin 2017 déjà, Jürgen Mossack, l'un des fondateurs du cabinet, avait reconnu qu'il avait été obligé de fermer la plupart de ses bureaux à l'étranger en raison de la chute de son activité. Seul "un groupe réduit de collaborateurs continuera de s'occuper des demandes et des consultations des autorités, ainsi que d'autres entités publiques et privées", précise le cabinet qui assure qu’à ce jour, aucune juridiction n'a entamé de démarches judiciaires contre son activité.

Au moins 150 enquêtes ont été ouvertes dans 79 pays pour enquêter sur de possibles situations d'évasion fiscale ou de blanchiment d'argent, selon le Centre américain d'intégrité publique.

Mossack Fonseca et d'autres acteurs panaméens ont considéré que les divulgations de documents relevaient d'une "attaque" orchestrée par des "organismes internationaux" pour porter un coup au système financier du Panama, régulièrement accusé d'être un paradis fiscal.

Avec AFP

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