Découvertes

Jouer à "GTA" ne va pas faire de nous des "serial killers", une étude vient d'en apporter la preuve

ROCKSTAR GAMES

Si votre entourage persiste à croire et à marteler que les jeux vidéo ont le pouvoir de vous muter en un sanguinolant tueur en série, voilà enfin de quoi les rassurer.

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Une étude allemande, publiée dans la revue "Molecular Psychiatry" et menée conjointement par l'Institut Max-Planck de développement humain à Berlin et le Centre médical universitaire de Hambourg-Eppendorf, s'est penchée sur les conséquences comportementales sur les joueurs, à court et moyen terme.

Plusieurs jeux vidéo ont été introduits dans l'étude, dont "Grand Theft Auto V", régulièrement présenté comme un jeu "violent" – Donald Trump pense que ce jeu crée des "monstres".

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Pour étudier cette influence potentielle des jeux vidéo sur les joueurs, les auteurs de l'étude ont sélectionné 98 personnes, hommes et femmes âgés de 18 à 45 ans, n'ayant pas (ou peu) joué aux jeux vidéo au cours des six derniers mois.

 

Une série de 52 questionnaires

Ces volontaires ont, par la suite, été répartis dans trois groupes distincts pendant huit semaines : le premier jouant exclusivement à "Sims 3" (un jeu de simulation), un autre à "GTA V" (un jeu mélangeant action-aventure, jeu de rôle et conduite), et le troisième ne jouant à rien du tout. 

Après leurs 30 minutes quotidiennes de jeu, chaque volontaire a été soumis à une série de questionnaires – 52, au total – sur différents thèmes comme l'agressivité, l'hostilité, la prise de risque, l'empathie, l'anxiété, la dépression ou encore la quête de sensation.

Mais là où l'étude se démarque, c'est dans sa mise en perspective des observations. Elle ne s'est effectivement pas contentée de questionner les volontaires juste après les séances de gaming. Elle les a aussi interrogés deux mois après le terme de l'étude, afin d'étudier l'évolution de potentiels effets comportementaux sur le long terme.

Résultat ? "Nous n'avons pas observé d'effets négatifs en réaction à la pratique d'un jeu vidéo violent", explique Simone Künh de l'Institut Max-Planck de développement humain, en charge de l'étude. "Seuls trois parmi les 208 tests statistiques effectués témoignent d'un changement significatif qui pourrait soutenir cette hypothèse".

Désolé, Donald Trump.

 

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