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EUROPE

Brexit : accord entre Bruxelles et Londres sur une période de transition

© Emmanuel Dunand, AFP | David Davis et Michel Barnier, lundi 19 mars 2018, à Bruxelles.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/03/2018

Un pas important a été effectué lundi par Bruxelles et Londres concernant les termes de la période de transition post-Brexit, qui durera jusque fin 2020, ont annoncé les négociateurs en chef des deux parties lundi.

L'Union européenne et le Royaume-Uni ont trouvé un accord, lundi 19 mars, sur les termes d'une période de transition post-Brexit, ont annoncé les négociateurs en chef des deux parties, Michel Barnier et David Davis, lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Il y a un accord sur "une large partie de ce qui constituera l'accord international pour le retrait du Royaume-Uni", a déclaré Michel Barnier, ajoutant qu'il y avait en particulier un "accord sur une période de transition" après le Brexit.

>> À lire : Theresa May entrevoit quelques dures réalités suite au Brexit

Cette période de transition, qui durera jusqu’au 31 décembre 2020, est souhaitée par Londres pour éviter les conséquences d'une rupture brutale fin mars 2019, en attendant que soient conclus des accords commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni.

Michel Barnier a précisé qu'un accord total avait été trouvé avec les Britanniques sur les droits des expatriés européens qui résideront en Grande-Bretagne après la sortie de celle-ci du bloc communautaire. Les négociateurs ont par ailleurs convenu que les citoyens britanniques et des 27 "qui arriveront pendant la période de transition bénéficieront des mêmes droits que ceux arrivés avant le Brexit" dans un pays européen ou au Royaume-Uni.

Vers l’option "backstop" pour l’Irlande du Nord

De même, les questions du volet financier et de l'indemnité que Londres devra acquitter au titre de ses obligations d'ancien État membre font l'objet d'un accord total.

L'unique question en suspens concerne la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, afin d'éviter le rétablissement d'une frontière physique supprimée à la faveur des accords de paix de 1998.

>> À voir : Tony Blair : "Nous avons le droit de reconsidérer la question du Brexit"

Michel Barnier a expliqué que l'option dite "backstop", qui prévoit le maintien de l'Irlande du Nord dans l'espace économique européen, avec une dérogation réglementaire par rapport au reste du Royaume-Uni, s'appliquerait sauf si une meilleure solution était trouvée.

Le Royaume-Uni "ne participera plus" aux prises de décisions au sein de l’UE durant la période de transition, mais devra toutefois en appliquer les règles, a précisé Michel Barnier. Londres conservera en revanche "tous les bénéfices du marché unique et de l'union douanière", a-t-il ajouté.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/03/2018

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