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Chine : fort de sa réélection, Xi Jinping muscle son discours et joue la carte nationaliste

Le président chinois Xi Jinping devant le Parlement, mardi 20 mars.
Le président chinois Xi Jinping devant le Parlement, mardi 20 mars. Nicolas Asfouri, AFP

Xi Jinping, qui a obtenu les pleins pouvoirs à vie en Chine, a livré son premier discours solennel depuis sa réélection à l'unanimité par le Parlement, dans lequel il a affiché sa vision de la "nouvelle ère" du socialisme chinois.

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"L'histoire a prouvé et continuera à prouver que seul le socialisme peut sauver la Chine." Xi Jinping a fait vibrer la corde patriotique mardi 20 mars, dans son premier discours solennel depuis sa réélection à l'unanimité par le Parlement, samedi, qui lui a aussi offert la possibilité de rester à vie à la tête de l'État.

Le président chinois a décliné devant les députés, à la clôture de la session plénière annuelle de l'Assemblée nationale populaire, sa vision de sa "nouvelle ère" du socialisme. Depuis près de deux siècles, "les Chinois se montrent indomptables et tenaces, avec le courage de livrer jusqu'à la fin des batailles sanglantes contre leurs ennemis", a-t-il assuré dans son allocution aux accents nationalistes à la gloire de la plus ancienne civilisation humaine.

"Accomplir la grande renaissance de la Nation chinoise"

"Ce n'est qu'en développant le socialisme aux caractéristiques chinoises que nous pourrons accomplir la grande renaissance de la Nation chinoise", a-t-il affirmé. "Nous avons la capacité de tenir fièrement notre rang parmi les nations", a ajouté le président de la deuxième puissance mondiale.

Considéré comme le plus puissant dirigeant chinois depuis au moins un quart de siècle, Xi Jinping a profité de cet évènement pour également adresser une nouvelle mise en garde à Taïwan, l'île revendiquée par Pékin depuis 1949.

>> À voir : Portrait de Xi Jinping, le nouvel "empereur" chinois

"Les actes et les manœuvres visant à séparer le pays sont voués à l'échec, elles seront condamnées par le peuple et punies par l'Histoire", a-t-il prévenu, assurant que la Chine n'accepterait "jamais" l'abandon d'un seul pouce de son territoire.

Cet avertissement survient alors que l’administration Trump vient d'adopter une loi autorisant des hauts responsables américains à se rendre à Taïwan et vice versa. Cette loi est une provocation pour Pékin, qui se considère comme le seul représentant légitime de Taïwan et n'autorise pas de contacts entre le gouvernement taïwanais et des pays étrangers.

"Pas une menace"

En direction des pays étrangers, Xi Jinping a assuré que l'essor phénoménal de son pays, qui célébrera l'an prochain le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire, ne constituait "pas une menace" pour quiconque.

"La Chine ne sacrifiera jamais les intérêts des autres pays pour assurer son propre développement", a lancé le président chinois, qui est souvent comparé au fondateur du régime communiste, Mao Zedong (1949-76), en butte aux menaces protectionnistes du président américain Donald Trump.

"Seuls ceux qui ont pour habitude de menacer les autres considèrent les autres comme une menace", a-t-il observé dans une allusion voilée aux pays occidentaux et notamment aux États-Unis.

"Personne ne doit se méprendre ni déformer les aspirations sincères et les actes du peuple chinois pour contribuer à la paix et au développement de l'humanité."

Avec AFP

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