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L'adolescente palestinienne Ahed Tamimi conclut un accord de plaider-coupable

À 17 ans, Ahed Tamimi fait figure de symbole de la lutte des Palestiniens contre l'occupation israélienne.
À 17 ans, Ahed Tamimi fait figure de symbole de la lutte des Palestiniens contre l'occupation israélienne. Thomas Coex

La Palestinienne Ahed Tamimi, figure de proue de la lutte contre l'occupation israélienne, a passé un accord, mercredi, avec la justice : un plaider-coupable accompagné d'une peine de 8 mois de prison pour avoir giflé un soldat.

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L'adolescente palestinienne Ahed Tamimi, jugée pour avoir giflé un soldat israélien en décembre dernier, a passé un accord avec le tribunal militaire devant lequel elle comparaissait mercredi 21 mars. Selon son avocate Me Gaby Lasky, la jeune fille de 17 ans a accepté un plaider-coupable. En contrepartie, le tribunal militaire israélien l’a condamné à seulement huit mois de prison.

>> À lire aussi : Ahed Tamimi, figure de proue de la lutte contre l'occupation israélienne

Selon l'accord obtenu avec le procureur, le temps déjà passé en détention provisoire (4 mois) sera décompté des huit mois de prison. Il est assorti d'une amende de 5 000 shekels (1 166 euros), a indiqué l'avocate, précisant que la jeune palestinienne pourra ainsi être libérée cet été.

En échange, elle a accepté de plaider coupable pour quatre des 12 charges retenues contre elle dont "agression", "incitation" et "obstruction" à la mission des soldats, selon son avocate.

Une vidéo la montrant bousculant un soldat

L'adolescente est devenue un symbole de la résistance palestinienne à l'occupation israélienne. Elle est l'une des protagonistes d'une vidéo qui la montre, avec sa cousine Nour, 20 ans, bousculer deux soldats israéliens, puis leur donner des coups de pied et de poing, le 15 décembre, à Nabi Saleh, près de Ramallah en Cisjordanie.

Les soldats avaient pris position là alors que Nabi Saleh était le théâtre de manifestations, dans le contexte des protestations palestiniennes alors quasi quotidiennes contre la décision du président américain, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël. Les soldats demeurent impassibles face à ce qui semble relever davantage de la provocation de la part des Tamimi que de la volonté de faire mal.

La mère de l'adolescente a elle aussi été condamnée à huit mois de prison et 6 000 shekels (1 400 euros) d'amende, en vertu d'un accord avec le procureur. La cour a aussi approuvé un accord entre le procureur et la cousine d'Ahed Tamimi, Nour. Celle-ci a été condamnée à 16 jours de prison – déjà couverts par sa détention préventive – et 2 000 shekels (470 euros) d'amende pour "agression" contre un soldat israélien.

L'affaire Tamimi a trouvé un large écho chez les Palestiniens comme les Israéliens. Les premiers louent en Ahed Tamimi un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés par l'État hébreu. Nombre d'Israéliens ont ressenti une vive amertume devant ce qui a été fortement perçu comme une humiliation pour leurs soldats.

 

Avec AFP

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