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Financement libyen : les principales déclarations de Nicolas Sarkozy aux juges

Éric Feferberg, AFP

Le Figaro publie jeudi les déclarations de Nicolas Sarkozy faites aux juges à l'issue de sa garde à vue. L'ancien président explique vivre "l'enfer" de la "calomnie" depuis le 11 mars 2011 et affirme être accusé "sans aucune preuve matérielle".

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L'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy a été mis en examen, mercredi soir, pour financement illicite de campagne électorale, corruption passive et recel de détournement de fonds publics libyens.

Ses déclarations faites aux magistrats à l'issue de sa garde à vue ont été publiées, jeudi 22 mars, par Le Figaro. "Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie", a-t-il affirmé, soulignant qu'"aucun élément tangible autre que les déclarations de la famille Kadhafi, du clan, des affidés n'est susceptible d'apporter le moindre crédit à leur propos".

"Comment peut-on dire que j'ai favorisé les intérêts de l'État libyen ?, interroge Nicolas Sarkozy. C'est moi qui ai obtenu le mandat de l'ONU pour frapper l'État libyen de Kadhafi. Sans mon engagement politique, ce régime serait sans doute encore en place."

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"Les déclarations M. Kadhafi, de sa famille et de sa bande n'ont commencé que le 11 mars 2011, c'est-à-dire le lendemain de la réception à l'Élysée du CNT, c'est-à-dire les opposants à Kadhafi. C'est à ce moment-là et jamais avant que la campagne de calomnies a commencé", poursuit l'ancien président de la République.

"Je suis accusé sans aucune preuve matérielle"

"Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'État libyen", ajoute-t-il.

Dans le verbatim de ses déclarations aux juges publié par Le Figaro, Nicolas Sarkozy dénonce notamment les "mensonges" d'un de ses principaux accusateurs, l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine.

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"Durant ma garde à vue, j'ai démontré un mensonge de M. Takieddine, estime l'ancien président de la République. M. Takieddine aurait vu le fils Kadhafi le 4 mars 2011. Il ne peut pas y avoir d'erreur sur cette date puisque c'est le lendemain que M. Takieddine a été arrêté au Bourget avec une importante somme en liquide. Or en relatant cet entretien, M. Takieddine dit : 'J'ai demandé au fils de Kadhafi si ce qu'il avait dit à Euronews concernant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy était vrai'. Or ce fait est matériellement impossible puisque l'interview à Euronews de Saïf Al Islam n'a eu lieu que 12 jours plus tard, soit le 16 mars."

Enfin, Nicolas Sarkozy s'étonne que Mouammar Kadhafi n'ait livré aucune preuve durant les sept mois de guerre, de mars à octobre 2011, où il était encore en vie. "Rien ne l'empêchait de livrer les documents, photos, enregistrements, virements que lui-même et ses proches ont indiqués tout au long de ces sept dernières années posséder sans qu'à aucun moment, d'aucune façon, on en voit le début du commencement".

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