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France : première journée de mobilisation pour cheminots et fonctionnaires

Des manifestations ont lieu dans toute la France jeudi 22 mars, comme ici à Montpellier.
Des manifestations ont lieu dans toute la France jeudi 22 mars, comme ici à Montpellier. Jean-Sebastien Evrard, AFP

Dans un "combat commun pour l'intérêt général", les cheminots et les agents de la fonction publique défilent, jeudi, pour protester contre les réformes du gouvernement. La direction de la SNCF a annoncé un taux de 35,4 % de grévistes.

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Cinquante ans jour pour jour après le début du mouvement de Mai-68, les syndicats lancent jeudi 22 mars un premier défi de grande ampleur à Emmanuel Macron.

Sept syndicats de fonctionnaires sur neuf (CFTC, CFE-CGC,CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires), mais pas la CFDT, ont appelé à la grève pour protester contre la réforme de la fonction publique et défendre leur pouvoir d'achat.

Plusieurs milliers de personnes défilaient en milieu de journée sur la Canebière à Marseille, 5 000 à Grenoble, près de 10 000 à Nantes et 9 500 à Lyon. Mais également 1 300 à Auch, 2 300 à Reims, 1 800 à Saint-Nazaire, 4 500 à Perpignan, 1 600 à Foix ou encore 4 800 à Rouen, selon la police. Partout, des fonctionnaires dont des personnels de la santé, des cheminots mais aussi des retraités et des jeunes, étudiants ou lycéens, voire des avocats, protestaient ensemble contre les réformes du gouvernement, qui les touchent.

Plus de 35 % de grévistes à la mi-journée selon la SNCF

Le taux de participation à la grève des cheminots jeudi est de 35,4 % au niveau national, a annoncé la direction de la SNCF, précisant qu'il s'agit d'un "décompte réel à partir des prises de service".

"Cette méthode est constante depuis 10 ans. Des huissiers sont mandatés pour contrôler le processus de comptage des grévistes", a ajouté la direction dans un communiqué.

À Lyon, la police a compté 9 200 personnes dans les défilés, les syndicats 15 000 manifestants. C'est plus que lors des dernières manifestations contre les ordonnances réformant le Code du travail du gouvernement actuel, ou la loi El-Khomri ; mais moins que lors des manifestations contre la réforme des retraites portée en 2010 par le gouvernement Fillon.

À Grenoble, entre 5 000 personnes selon la police, et 10 000 selon les syndicats, s'étaient mobilisées sous le soleil. L'intersyndicale s'est réjouie d'avoir largement dépassé la mobilisation du 10 octobre dernier des fonctionnaires (3 500 selon les syndicats, 2 200 selon la police).

À Paris, les cheminots ont commencé à défiler dès 13h entre gare de l'Est et Bastille, où ils sont rejoints par les fonctionnaires, partis eux de Bercy. Des échauffourées entre jeunes, parfois cagoulés, et policiers ont éclaté près de Nation.

Olivier Faure hué, Mélenchon acclamé

Lors de son arrivée dans le cortège de syndicalistes à Paris, le futur patron du PS, Olivier Faure, a été chahuté et copieusement sifflé. Le député de Seine-et-Marne a été  apostrophé aux cris de "social-traître", avant d'être exfiltré.

"Je ne m'attendais pas à me voir dérouler le tapis rouge", a-t-il déclaré, avec à l'esprit, sans nul doute, les stigmates laissés par la loi El Khomri votée au printemps 2016. "Nous sommes venus dire à un gouvernement que nous sommes, en dépit de l'accueil qui nous est accordé, (...) prêts à manifester parce que nous contestons cette façon de voir les choses sur le service public".

L'accueil réservé au député de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon fut beaucoup plus chaleureux. Accueilli par des "Mélenchon président" par les cheminots, il a détonné avec eux une bombe de chantier avant de s'en amuser sur Twitter.

Avec AFP et Reuters

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