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Attaque terroriste dans l'Aude : l'assaillant abattu à Trèbes était un petit délinquant fiché S

Selon le parquet, le preneur d'otages s'est revendiqué de l'organisation État islamique.
Selon le parquet, le preneur d'otages s'est revendiqué de l'organisation État islamique. Pascal Pavani, AFP

Trois personnes ont été tuées vendredi par un homme, abattu ensuite par le GIGN à Trèbes, près de Carcassonne. L'homme avait tiré sur des CRS puis pris en otage les clients d'un supermarché. Il s'agissait un petit délinquant fiché S.

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La prise d'otages qui a eu lieu dans un supermarché de Trèbes (sud-ouest de la France), vendredi 23 mars, s'est terminée par l'assaut des forces de l'ordre en début après-midi. Un homme armé y retenait depuis la fin de la matinée un officier de la gendarmerie, qui avait pris la place des otages détenus jusqu'alors dans le supermarché.

L'assaillant, qui s'est déclaré être "un soldat de l'organisation État islamique (EI)", selon le procureur de Paris, François Mollins, a été tué. Le gendarme est grièvement blessé, a annoncé Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, qui a salué son "héroïsme".

Deux personnes sont mortes dans le supermarché. L'homme abattu serait également l'auteur des coups de feu tirés sur quatre CRS, depuis une Opel Corsa volée, non loin de Carcassonne, plus tôt dans la journée. Un CRS a été blessé, mais ses jours ne sont pas en danger. Le conducteur de la voiture volée a été blessé et son passager, tué.

Le bilan officiel s'élève à trois morts, en plus du preneur d'otage abattu. Seize personnes ont été blessées au total, dont deux sont dans un état grave, a précisé le président Emmanuel Macron en fin d'après-midi.

L'assaillant, identifié comme Redouane Lakdim, était un petit délinquant âgé de 26 ans, fiché S pour "radicalisation et liens avec la mouvance salafiste" depuis 2014. Il était connu des services de police après deux condamnations, l'une pour port d'arme prohibé, l'autre pour usage de stupéfiants, selon le procureur Mollins. Placé sous surveillance en 2016 et 2017, "aucun signe n'avait laissé présagé un passage à l'acte", précisé le procureur.

Sa compagne a été placée en garde à vue en fin de journée vendredi.

Dans un communiqué diffusé peu après la fin de l'assaut, l'EI a revendiqué les attaques.

 

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