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Afrique

Au Kenya, huit chroniqueurs démissionnent pour dénoncer l'ingérence du gouvernement

© Simon Maina, AFP | Le siège du Nation Media Group (NMG), le 19 janvier 2018, à Nairobi.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/03/2018

Face aux ingérences du gouvernement kényan dans le travail des journalistes, huit chroniqueurs célèbres du groupe de presse Nation Media Group ont annoncé, mardi, leur démission.

Huit chroniqueurs de premier plan travaillant pour le plus grand groupe de presse au Kenya, le Nation Media Group (NMG), ont démissionné, mardi 27 mars, pour dénoncer l'ingérence du gouvernement et le manque d'indépendance de leur employeur. La veille, des policiers kényans avaient frappé des journalistes, qui couvraient à l’aéroport de Nairobi la tentative de déportation de l’opposant politique Miguna Miguna.

Parmi ces contributeurs, George Kegoro, le directeur général de la Commission kényane des droits de l'Homme (KHRC), Lynne Muthoni Wanyeki, la directrice Afrique de l'Open Society Foundation, la fondation du milliardaire George Soros, et Nic Cheeseman, professeur de politique à l'université anglaise de Birmingham.

"Je démissionne pour protester contre les atteintes croissantes à la liberté de la presse. Je démissionne en signe de solidarité avec les voix qui ont été réduites au silence. Je démissionne parce que nous devons vivre avec nos convictions", a écrit Nic Cheeseman sur son compte Twitter.

Dans un communiqué commun, les huit chroniqueurs ont mis en exergue plusieurs incidents ces dernières années qui tendent à remettre en cause l'indépendance de NMG. Cela comprend le renvoi d'un rédacteur en chef après un éditorial très critique à l'égard du président Uhuru Kenyatta, ou le non-renouvellement du contrat du très populaire caricaturiste Gado, souvent très caustique envers le gouvernement.

"Une tendance inquiétante est apparue"

En février, NMG a aussi congédié le directeur de sa station de télévision NTV, Linus Kaikai, après qu'il eut dénoncé la collusion entre les différents propriétaires de médias et le gouvernement à l'occasion de l'investiture symbolique en janvier du chef de l'opposition Raila Odinga, qui estime avoir remporté l'élection présidentielle de 2017.

NTV et deux autres chaînes avaient été interdites de diffusion pendant une semaine pour avoir tenté de couvrir cette cérémonie d'investiture. Elles n'avaient repris leurs programmes que sur décision de justice.

>> À lire : L'opposant canado-kényan Miguna Miguna détenu à l'aéroport de Nairobi

"Une tendance inquiétante est apparue : il semble que l'exécutif est capable d'influencer qui travaille ou contribue à NMG", reprend le communiqué. "Censurer des chroniqueurs individuels témoigne d'une intolérance pour les avis discordants et d'une volonté de l'exécutif d'utiliser n'importe quel moyen pour réaliser son objectif, y compris en cooptant des rédacteurs en chef", ajoute-t-il.

NMG est le principal groupe de presse en Afrique de l'Est, avec des médias fonctionnant au Kenya, en Ouganda, en Tanzanie et au Rwanda.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 27/03/2018

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