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AFFAIRE SKRIPAL

Affaire Skripal : l'état de santé de la fille de l'ex-espion empoisonné "s'améliore rapidement"

Le banc de Salisbury sur lequel gisaient Sergueï Skripal et sa fille a été isolé par les équipes de décontamination le 8 mars 2018.
Le banc de Salisbury sur lequel gisaient Sergueï Skripal et sa fille a été isolé par les équipes de décontamination le 8 mars 2018. Ben Stansall / AFP
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L'état de santé de Ioulia Skripal, fille de l'ancien espion russe Sergueï Skripal, "s'améliore rapidement", a indiqué jeudi l'hôpital où tous deux sont soignés depuis leur empoisonnement.

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Elle est désormais dans un état "stable". Ioulia Skripal, fille de l'ex-espion russe empoisonné avec un agent innervant le 4 mars à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre), "n'est plus dans un état critique" a annoncé, jeudi 29 mars, l'établissement où elle est hospitalisée. Son père, lui, est toujours dans un état critique mais stable, indique aussi l'hôpital.

Selon les enquêteurs, le père, âgé de 66 ans, et sa fille, 33 ans, ont eu le premier contact avec l'agent innervant au domicile de Sergueï Skripal. "Les experts ont déterminé que la plus haute concentration de l'agent neurotoxique se trouvait sur la porte d'entrée de ce domicile", a indiqué mercredi la police dans un communiqué.

Londres a accusé la Russie d'être responsable de cet empoisonnement, ce que nie Moscou. L'affaire a provoqué une crise diplomatique est-ouest sans précédent depuis la Guerre froide.

Expulsions de diplomates

Emboîtant le pas au Royaume-Uni, qui avait expulsé 23 diplomates russes en guise de représailles, plus de 25 pays ont annoncé depuis le début de la semaine des mesures similaires. Au total, plus de 140 diplomates russes en Europe, en Amérique du Nord, en Ukraine ou en Australie vont devoir quitter leur poste. Devraient s'y ajouter sept membres de la mission russe au siège de l'Otan à Bruxelles, auxquels l'Alliance a annoncé mardi retirer l'accréditation.

L'enquête sur l'empoisonnement, qui implique quelque 250 spécialistes, pourrait prendre des mois. Environ 500 témoins ont été identifiés par les enquêteurs et la police examine plus de 5 000 heures de vidéosurveillance.

Le Comité d'enquête russe, qui mène des investigations sur l'empoisonnement de Ioulia Skripal, a annoncé avoir adressé une requête à la Grande-Bretagne. Ils demandent "à leurs collègues britanniques d'effectuer un certain nombre d'actes de procédure visant à établir les circonstances de ce crime, et de fournir des copies des éléments de l'enquête criminelle".

Avec Reuters et AFP 

 

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