Accéder au contenu principal

Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnelle

Nicolas Sarkozy, le 25 mars 2013, à Paris.
Nicolas Sarkozy, le 25 mars 2013, à Paris. Martin Bureau, AFP

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été renvoyé en correctionnelle jeudi dans le cadre de l'affaire des écoutes téléphoniques dans laquelle il est mis en examen.

Publicité

L'ancien président Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et l'ex-magistrat Gilbert Azibert ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel dans l'affaire dite des écoutes, a indiqué à l'AFP, jeudi 29 mars, une source proche du dossier, confirmant une information du journal Le Monde.

Selon le journal, tous trois sont renvoyés pour "corruption active" et "trafic d'influence", tandis que Thierry Herzog et Gilbert Azibert le sont également pour "violation du secret professionnel".

>> Infographie : Nicolas Sarkozy, l'homme "d'affaires"

Les avocats de l'ex-chef de l'État, Pierre Haik et Jacqueline Laffont, ont fait savoir dans un communiqué que leur client ferait "valoir ses droits" pour contester ce renvoi en correctionnelle en saisissant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris.

Des conversations avec... Paul Bismuth

Dans cette affaire, il est reproché à Nicolas Sarkozy d'avoir tenté d'obtenir en 2014, via son avocat, des informations secrètes auprès de Gilbert Azibert, alors haut magistrat à la Cour de cassation, dans une procédure où il demandait la restitution de ses agendas saisis dans l'affaire Bettencourt.

Ce sont des écoutes téléphoniques de l'ancien président diligentées dans une autre enquête, celle sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007, qui sont à l'origine de cette affaire.

Les enquêteurs s'étaient aperçus à cette occasion que l'ex-chef de l'État et son avocat communiquaient via des téléphones portables acquis sous fausse identité, notamment celle d'un certain Paul Bismuth pour Nicolas Sarkozy.

Ce dernier avait demandé, en vain, la récusation d'une des deux juges d'instruction, Claire Thépaut, en invoquant son appartenance au Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, ainsi que l'annulation des écoutes, principaux éléments à charge dans ce dossier. Ces dernières avaient été validées en mars 2016 par la Cour de cassation après une âpre bataille judiciaire.

Avec AFP et Reuters

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.