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La France n'enverra pas de troupes pour soutenir les Kurdes dans le nord de la Syrie

Les forces démocratiques syriennes dans la région d'Alep, en décembre 2016.
Les forces démocratiques syriennes dans la région d'Alep, en décembre 2016. Ludovic Marin, AFP

L'Élysée a indiqué, vendredi, que la France ne prévoyait pas de nouvelle opération militaire en Syrie, en dehors du cadre de la coalition internationale. Une annonce qui vient contredire les propos des Kurdes syriens reçus la veille à Paris.

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"La France ne prévoit pas de nouvelle opération militaire sur le terrain dans le nord de la Syrie en dehors de la coalition internationale anti-Daech (acronyme de l'EI en arabe)", a affirmé la présidence vendredi 30 mars. Cette déclaration vise à rectifier les déclarations de responsables kurdes indiquant que Paris allait envoyer "de nouvelles troupes" dans le nord de la Syrie.

Jeudi soir, le représentant des Kurdes syriens à Paris Khaled Issa avait déclaré qu'Emmanuel Macron avait promis un renforcement du soutien de la France aux Kurdes, évoquant l'envoi de troupes françaises dans la région.

"Poursuivre ce combat ensemble"

Mais Paris "n'exclut pas de reproportionner son intervention en Syrie (...) pour atteindre ses objectifs, uniquement dans le cadre de la coalition". La France participe depuis l'été 2014 à cette coalition conduite par les États-Unis qui mènent essentiellement des opérations aériennes contre les positions de l'EI en Syrie et en Irak, aux côtés des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), composées de combattants arabes et kurdes syriens. Ces dernières ont été très actives dans la reconquête des territoires occupés par l'EI, notamment des villes de Raqa et de Deir Ezzor.

"Il faut poursuivre ce combat ensemble", a ajouté l'Élysée, qui s'inquiète "des risques de résurgence de Daech", surtout dans la région frontalière de l'Irak.

"Pas besoin de médiation"

Le président Emmanuel Macron souhaite aussi "qu'un dialogue puisse s'établir entre les FDS et la Turquie avec l'assistance de la France et de la communauté internationale", ajoute l'Elysée. De son côté, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a vivement réagi en se disant "extrêmement peiné" vendredi par la position "totalement erronée" de Paris qui a proposé une médiation entre Ankara et la force arabo-kurde. "Qui êtes-vous pour parler de médiation entre la Turquie et une organisation terroriste ?", a-t-il lancé.

"Nous n'avons pas besoin de médiation. Depuis quand la Turquie veut-elle s'asseoir à la table d'une organisation terroriste ? D'où avez-vous sorti cela ?", s'est emporté le bouillant chef de l'État turc.

La réaction de la Turquie est "logique et attendue vu la sensibilité d'Ankara sur la question du PKK", le Parti des Travailleurs du Kurdistan classé comme une organisation terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux, estime l'Elysée. "Le dialogue va continuer" avec Ankara, indique la présidence.

Avec AFP et Reuters
 

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