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Sénégal : Khalifa Sall, maire de Dakar et leader de l’opposition, condamné à cinq ans de prison

Le maire de Dakar Khalifa Sall en 2011.
Le maire de Dakar Khalifa Sall en 2011. Seyllou, AFP

Le maire de Dakar Khalifa Sall a été condamné vendredi à cinq ans de prison pour "escroquerie aux deniers publics" et "faux et usage de faux". Le chef de l'opposition sénégalaise est ainsi écarté de fait de la présidentielle de 2019.

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Le maire de Dakar et leader de l’opposition Khalifa Sall a été condamné vendredi 30 mars à cinq ans de prison pour escroquerie portant sur des fonds publics et "faux et usage de faux". Il écope aussi de 5 millions de francs CFA d’amende (7 620 euros environ). Cette décision l'écarte de la course à l'élection présidentielle sénégalaise de février 2019.

La fin de la lecture de la décision du tribunal correctionnel de Dakar - qui l'a relaxé de plusieurs autres chefs d'accusation dont celui de détournement de fonds publics - a été interrompue par les protestations des partisans du maire, massés dans la salle d'audience, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le parquet avait requis le 16 février sept ans d'emprisonnement à son encontre, alors que la défense réclamait la relaxe pure et simple pour Khalifa Sall et ses sept collaborateurs, poursuivis pour un détournement présumé de 1,83 milliard de FCFA (2,8 millions d'euros) entre 2011 et 2015.

Se défendant de tout enrichissement personnel, les prévenus assuraient que les fonds litigieux étaient "politiques", à l'usage discrétionnaire des élus, une notion rejetée vendredi par le tribunal.

Le jugement relaxe en revanche Khalifa Sall des chefs de blanchiment et d'association de malfaiteurs et déboute l'État du Sénégal, considérant que les fonds en question appartenaient à la Ville de Dakar.

Khalifa Sall impute ses déboires judiciaires à son statut d'opposant. Dissident du Parti socialiste, il en a été exclu en décembre avec d'autres ténors de la "jeune garde" de cette formation de la coalition présidentielle pour "violences, indiscipline et activités politiques concurrentes" à celle de la direction.

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