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L'Italie proteste auprès de la France après un incident frontalier

Des policiers français à la gare de Bardonecchia, en janvier 2018.
Des policiers français à la gare de Bardonecchia, en janvier 2018. Piero Cruciatti / AFP

Un contrôle des douanes françaises dans une clinique gérée par une ONG d'aide aux migrants en gare de Bardonecchia, dans les Alpes italiennes, a provoqué la colère de Rome, qui y voit une violation de sa souveraineté.

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L'Italie a formellement protesté auprès de la France, samedi 31 mars, au lendemain d'un contrôle des douanes françaises dans une clinique gérée par une ONG d'aide aux migrants en gare de Bardonecchia, dans les Alpes italiennes.

L'incident a suscité la colère de nombreux responsables politiques en Italie, qui ont dénoncé une violation de souveraineté.

"Un acte grave"

L'ambassadeur de France à Rome a été convoqué samedi au ministère italien des Affaires étrangères pour s'expliquer. Dans un communiqué, le chef de la diplomatie italienne affirme lui avoir fait part de sa "ferme protestation face au comportement des douaniers français, qui était inacceptable". Il a évoqué "un acte grave, considéré totalement en dehors du cadre de la collaboration entre États frontaliers".

Les douaniers français sont accusés d'être entrés sans autorisation dans un local de la gare de Bardonecchia utilisé comme clinique par une ONG d'aide aux migrants – Rainbow for Africa – pour exiger qu'un test urinaire soit effectué sur un ressortissant nigérian qu'ils avaient intercepté dans le TGV Paris-Milan et qu'ils soupçonnaient de transporter de la drogue.

Dans un communiqué, le ministère français de l'Action et des Comptes publics, qui supervise le service des douanes, a déclaré que les agents avaient "sollicité la possibilité d'accéder aux sanitaires, ce qui leur a été accordé" par l'ONG.

"Clarifier le cadre juridique et opérationnel"

Selon le compte-rendu des douaniers, le ressortissant nigérian avait en outre donné son accord pour subir un contrôle urinaire qui s'est finalement révélé négatif.

"Néanmoins, des membres de l'association se sont émus de ce contrôle et ont souhaité que la personne contrôlée reste avec eux à l'issue du contrôle", poursuit le communiqué du ministère français, qui se dit "à la disposition des autorités italiennes afin de clarifier le cadre juridique et opérationnel dans lequel les douaniers français peuvent intervenir sur le sol italien".

La station de ski de Bardonecchia (Piémont) voit arriver un flux régulier de migrants, même si les trains pour la France sont fortement contrôlés. Certains passent par la route d'un col, longue de 16 km, qui sépare Bardonecchia de Névache, le premier village Français.

Avec AFP

 

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