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Nigeria : attaque sanglante à Maiduguri, Boko Haram pointé du doigt

Capture d'écran d'une vidéo de propagande montrant un sermon d'Abubakar Shekau, chef de Boko Haram.
Capture d'écran d'une vidéo de propagande montrant un sermon d'Abubakar Shekau, chef de Boko Haram. AFP (cpature d'écran)

Une attaque imputée au mouvement islamiste Boko Haram a fait au moins 18 morts à Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria. L'armée a dû combattre pendant une heure avec les jihadistes avant de mettre fin à l'offensive.

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Au moins 18 personnes sont mortes et 84 autres ont été blessées, dimanche soir, lors d'une attaque imputée à Boko Haram, à Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria, a rapporté, lundi 2 avril, l'agence locale de gestion des urgences (Sema).

"Pour l'instant, nous avons recensé 18 cadavres dans les deux quartiers de Bale Shuwa et Bale Kura", à la périphérie de Maiduguri, a confié à l'AFP Bello Dambatto, un responsable de la Sema. Et de préciser que "les personnes ont été tuées, alors qu'elles essayaient de fuir les tirs entre les insurgés et les militaires. [...] Maintenant, nous nous rendons dans un autre quartier périphérique, Alikaramti, où deux hommes kamikazes ont été tués par l'armée, avant de faire exploser leur ceinture", a-t-il précisé.

Sept kamikazes

Cette attaque d'une grande ampleur s'est déroulée aux alentours de 20 h 30 (heure locale). Les combats entre l'armée et les membres présumés du groupe terroriste ont duré près d'une heure, selon des sources militaires contactées par l'AFP. Parmi les insurgés se trouvaient au moins sept kamikazes, selon ces mêmes sources.

La dernière tentative d'incursion dans la capitale de l'État du Borno, entourée d'un mur de sable et de fossés pour éviter toute attaque, datait du week-end de Noël. Vendredi soir, quatre jeunes filles kamikazes, aux âges estimés de 13 à 18 ans, avaient attaqué le camp de Zawuya, aux environs de Maiduguri, tuant deux personnes. Mi-mars, plus de 100 jeunes filles enlevées par le groupe terroriste ont été ramenées à leurs parents à Dapchi, dans l'État de Yobe, après avoir été enlevées pendant près d'un mois.

Les autorités nigérianes et l'armée ne cessent de répéter que Boko Haram est "techniquement vaincu", mais la multiplication des attaques de grande envergure met en lumière la situation sécuritaire déplorable dans le nord-est du Nigeria. Le conflit entre le groupe et l'armée a fait plus de 20 000 morts depuis 2009, et 1,6 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Avec AFP

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