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Dans la presse

Douaniers français en Italie : "Aux frontières du réel"

Capture d'écran France 24

À la une de la presse ce lundi 2 avril : la polémique provoquée par l’entrée, vendredi, de douaniers français sur le territoire italien. Les réactions aux violences entre Gaza et Israël, qui ont fait 16 morts vendredi dernier côté palestinien. Et les 50 ans de l’assassinat de Martin Luther King, le 4 avril 1968.

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À la une de la presse, ce matin, la polémique entre la France et l’Italie, après l’entrée, vendredi, de douaniers français sur le territoire italien.

 

Il se trouve que c’est un mot employé à la fois en Italie et en France : «imbroglio». L’irruption de policiers français dans un local alloué à une ONG d’aide aux migrants tourne à l’«imbroglio diplomatique», annonce Le Figaro, qui montre un policier s’apprêtant à contrôler un TGV Milan-Paris en gare de Bardonecchia, là où les faits se sont déroulés. Une affaire qui a provoqué des «réactions enflammées» chez la plupart des ténors politiques italiens, dont la colère a été largement relayée par la presse italienne, ce week-end, comme en témoigne la une d'Il Manifesto. Le journal communiste parle d’une affaire «al confine della realta», «aux frontières du réel». «Les Français violent les frontières italiennes», accuse pour sa part le grand journal de centre-droit La Stampa, dont l’indignation est partagée par Il Resto del Carlino, qui pointe du doigt Emmanuel Macron, présenté comme «l’invasore», «l’envahisseur» de l’Italie.

 

La politique migratoire du président français est pointée du doigt. «La vérité est simple», soutient La Repubblica, qui estime que l’épisode de Bardonecchia a révélé«le (vrai) visage de la France de Macron sur la question des frontières». «Depuis le jour de son élection, (le président français) a montré qu’il était prêt à payer le prix de l’inhumanité et de l’arrogance le long de sa frontière avec l’Italie pour contenir les pulsions populistes de son pays», accuse le journal de centre-gauche. Dans un autre article, La Repubblica dénonce également «la contradiction entre les déclarations du président Macron et les actions concrètes des agents français». «On ne peut pas, d’un côté, se déclarer solidaire avec l’Italie, et de l’autre, concevoir d’ériger des murs exactement comme le font déjà la Hongrie, la Pologne ou la Slovaquie», assène le journal, qui rappelle qu’Emmanuel Macron a invoqué à plusieurs reprises, dans le passé, «une Europe ambitieuse et solidaire» pour empêcher les frustrations et les souffrances qui alimentent les populistes.

 

Le gouvernement français, lui, assure n’avoir rien fait d’illégal. D’après Le Parisien, la France soutient que le contrôle effectué par ses douaniers a eu lieu dans un local où ils avaient le droit de pénétrer en vertu d’un accord franco-italien datant de 1990 - ce que fera peut-être valoir Gérald Darmanin auprès des autorités italiennes. Le ministre des Comptes publics, qui a la tutelle des douanes, a annoncé hier son intention de se rendre à Rome pour «s’expliquer» sur cet épisode.

À la une également, ce matin, cet autre passe d’armes, celle qui oppose Recep Tayip Erdogan à Benjamin Nétanyahou. Ce n’est pas la première fois que les deux dirigeants s’invectivent, rappelle The Jerusalem Post, qui rapporte que le président turc a accusé hier le Premier ministre israélien d’être «un terroriste», après que ce dernier a rejeté les «leçons de morale» de la Turquie à propos des affrontements qui ont eu lieu vendredi entre Gaza et Israël, faisant 16 morts côté palestinien. Ces affrontements meurtriers inspirent beaucoup les dessinateurs de presse arabe, Al Quds Al Araby, qui montre un Gazaoui à terre faisant malgré tout le «V» de la victoire. Quant à Asharq Al Awsat, il fustige l’impuissance de la communauté internationale et de l’ONU face à ces violences. Le quotidien saoudien publié à Londres montre un extincteur avec le sigle de l’ONU en proie aux flammes qu’il est censé éteindre.

 

Pour terminer, je vous recommande de jeter un cil au Monde, qui est parti sur les traces du pasteur Martin Luther King, assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, afin de témoigner de la précocité de son combat. À 15 ans, raconte Le Monde, Martin Luther King est sélectionné pour participer à un ­concours d’éloquence. Son discours dénonce déjà les inégalités raciales aux Etats-Unis. «Comment l’Amérique pourrait-elle atteindre une “démocratie éclairée” alors que les Noirs sont sans éducation et mal nourris?», demande-t-il alors, avant d’ajouter que «même les vainqueurs (noirs des) de plus grands trophées doivent faire face à ce mur de classe et de couleur».Martin Luther King était rentré ce jour-là chez lui en bus, où il fut forcé de laisser sa place à un passager blanc.«Je n’ai jamais été aussi en colère de toute ma vie», se souviendra-t-il des années plus tard.

 

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