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L’appli de rencontre Grindr a partagé le statut VIH et les données de ses utilisateurs à des entreprises

Thomas Trutschel

Grindr a partagé les données de ses utilisateurs avec des entreprises chargées de tester l'application de rencontres, mais affirme que cela a été fait selon un cadre strict et précis.

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Grindr, l’application de rencontres homosexuelles, est vivement critiquée depuis le lundi 2 avril pour avoir partagé les données de ses utilisateurs, notamment les informations liées à l’état sérologique (le statut VIH), avec des entreprises tierces.

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L’application, qui revendique 3,6 millions d’usagers actifs quotidiens, "travaille" avec des entreprises chargées de tester sa plateforme et de l’optimiser, comme Apptimize ou Localytics, selon un article de BuzzFeed. À ce titre, celles-ci reçoivent les informations des utilisateurs.

Des données qui rendent les personnes identifiables ?

"En tant qu’entreprise au service de la communauté LGBTQ, nous comprenons à quel point la révélation d’un statut HIV peut être un sujet sensible", a écrit Scott Chen, chef du développement technologique de Grindr, dans un texte publié sur Tumblr. "Note but a toujours été de promouvoir la santé et la sécurité de nos utilisateurs."

"Grindr n’a jamais, et ne vendra jamais d’informations personnelles identifiables"

Il affirme que les contrats passés avec certaines entreprises sont "soumis à des clauses contractuelles strictes" de confidentialité et que les utilisateurs choisissent eux-mêmes de partager leur état sérologique sur l’appli. "Grindr n’a jamais, et ne vendra jamais d’informations personnelles identifiables – en particulier concernant le statut VIH ou le dernier test en date – à des tierces parties ou à des publicitaires", continue Scott Chen.

Les informations sur Grindr avaient été partagées vendredi 30 mars sur GitHub par l’organisme à but non lucratif norvégien SINTEF, qui affirme que les autres données, comme l’identifiant du téléphone ou la localisation, rendent les personnes identifiables.

Lundi 2 avril, quelques heures après la publication d’un article de BuzzFeed, premier média à avoir découvert ces informations, l’entreprise a été contactée par le site Axios. Bryce Case, responsable de la sécurité de Grindr, a affirmé que le statut VIH des personnes n’était pas partagé avec des annonceurs, seulement avec des testeurs, et que son entreprise allait changer sa politique d'utilisation des données des utilisateurs.

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