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La grève SNCF: bataille du rail, "bataille de l'opinion"

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Paris (AFP)

L'opinion sera "l'arbitre" du bras de fer opposant syndicats et exécutif dans le conflit SNCF, estiment les éditorialistes mercredi.

"La bataille de l'opinion est lancée", titre Le Parisien au lendemain d'un premier jour de mobilisation massive chez les cheminots opposés au projet de réforme gouvernemental. "Syndicats et gouvernement espèrent chacun faire basculer les usagers de leur côté."

"Grèves. +Tous ensemble+, ou pas..." écrit Libération, qui recense les autres catégories mobilisées au-delà des cheminots: "étudiants, éboueurs, Air France, fonctionnaires". "C?est le risque que court le gouvernement: voir ce mouvement disparate se transformer peu à peu en référendum informel sur le libéralisme", écrit dans son éditorial Laurent Joffrin.

"Le fil qui relie tous ces points chauds du front social est celui de la défense du service public", fait valoir Guillaume Goubert dans La Croix.

L'Humanité, sous la plume de Patrick Apel-Muller, assure que "les cheminots ne sacrifient pas leur salaire pour leur seul intérêt personnel. (...) Ils se battent pour vous, pour nous".

Dans Les Echos, Cécile Cornudet constate que "l?exécutif a critiqué la SNCF en pensant s?allier les usagers exaspérés par le service rendu" mais "il s?est au contraire aliéné les cheminots qui l?ont pris comme une attaque personnelle".

Alain Dusart, de L'Est républicain, croit savoir que "l?opinion reste perplexe entre un gouvernement qui a d?évidence stigmatisé les cheminots et ces derniers qui se sentent investis d?une mission collective?: mettre à genoux Macron".

Une chose est sûre: "autour de l'arène, tout autant spectatrice que victime, l'opinion est sommée (...) d'arbitrer, chacun réclamant ses bonnes grâces", note Florence Chédotal dans La Montagne.

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