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Dans la presse

"Lula bientôt en prison, ses opposants exultent"

France 24

Dans la presse, jeudi 5 avril, le feu vert de la Cour suprême brésilienne à l’incarcération de l’ancien président Lula Da Silva. L’arrestation, en Espagne, d’Hervé Falciani, le lanceur d’alerte à l’origine des Swissleaks. Et du rififi chez la famille royale espagnole.

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Dans la presse, ce matin, le feu vert donné par la Cour suprême du Brésil à l’incarcération de l’ancien président Lula, poursuivi pour corruption.

 

À six mois de la présidentielle, la justice brésilienne a tranché: Lula, l’ancien métallo devenu président, donné en tête des intentions de vote, ira bien en prison. Une décision saluée par ses – nombreux- détracteurs sur les réseaux sociaux, réunis sous le hashtag «LulaNaCadeia», Lula en prison. A l’image d’une internaute brésilienne, qui brandit une pancarte représentant Lula en bagnard, matricule «13-171», assortie de ce commentaire, publié sur Twitter: «Je suis brésilienne, avec beaucoup de fierté et beaucoup d’amour». Lula da Silva, dont les soutiens sont beaucoup plus discrets sur ce site – où les réactions, à l’étranger, tiennent davantage de place, comme ce message envoyé par le président du Venezuela, Nicolas Maduro, retweeté de nombreuses fois, qui réagit, avec une photo de Lula embrassé par ses soutiens: « Non seulement le Brésil, mais le monde entier vous étreint. Cette injustice blesse notre âme. La droite, face à son incapacité à gagner démocratiquement, a choisi le chemin judiciaire pour intimider les forces populaires. Tôt ou tard, la Grande Patrie vaincra».

 

Lula da Silva n’échappera pas à la prison, mais on ne sait pas encore précisément quand il sera incarcéré. Rappelant que la décision de la Cour suprême est loin d’avoir été unanime, puisque la demande de Lula de ne pas être incarcéré a été rejetée par six voix contre cinq, après 11 heures de débats, O Estadao, qui cite les débats très techniques entre les juristes, affirme que «la date du début de la peine dépend encore de plusieurs recours». Le quotidien de Sao Paulo rappelle aussi que Lula avait déjà été condamné et envoyé en prison en 1980, du temps de son combat syndical sous la dictature militaire, avant d’être finalement «absous» - un rappel des faits qui apparaît comme une réponse à la publication, mardi soir, toujours sur Twitter, d’un message du chef de l’armée brésilienne où il prévenait que les militaires «(partageaient) le sentiment des Brésiliens qui répudient toute impunité» - une déclaration dont Amnesty International considère qu’elle constitue «un grave affront à l’indépendance des pouvoirs et une menace envers l’Etat démocratique».

 

Lui aussi risque lui la prison. Le lanceur d’alerte Hervé Falciani, à l’origine des Swissleaks, a été arrêté hier en Espagne, à la demande de la Suisse. Le Monde rappelle que cet ancien informaticien de la banque HSBC Suisse, qui avait dérobé en 2008 des fichiers portant sur les comptes de 79 000 clients, a mis au jour des pratiques d’évasion fiscale et de blanchiment massives encouragées par la banque suisse – ce qui lui a valu d’être condamné par contumace à cinq ans de prison ferme pour«espionnage économique», qu’Hervé Falciani a aussi collaboré avec la justice française, italienne et américaine, et espagnole - ce qui a permis au fisc de récupérer plus de 250 millions d’euros. D’où l’indignation suscitée par son arrestation en Espagne, où le journal catalan Ara relève qu’elle arrive à un moment très opportun, coïncidant avec la demande d’extradition faite au niveau européen par le gouvernement espagnol, qui demande que lui soient livrés plusieurs dirigeants catalans actuellement exilés dans plusieurs pays européens. L’arrestation d’Hervé Falcciani par l'Espagne est-elle un geste de bonne volonté envers l'Europe? Madrid espère-t-elle que ses voisins lui rendront la politesse? C’est l’hypothèse d’Ara, et de plusieurs journaux espagnols.

 

On reste en Espagne, pour terminer. Il y aurait du rififi au sien de la famille royale. L’affaire n’a évidemment pas échappé à la presse britannique, toujours friande de «royals», où qu’ils se trouvent, notamment au Telegraph, qui rapporte que la famille du roi Felipe VI, réunie à l'occasion de la traditionnelle messe de Pâques, a montré qu’elle n’était pas aussi unie que sur les photos officielles, comme en témoigne une vidéo, postée sur les réseaux sociaux, qui montre la reine Sofia passer ses bras autour des épaules de ses deux petites-filles, avant d’être sèchement repoussée par sa belle-fille, Letizia, qu’on voit tenter de retirer la main de sa belle-mère de l'épaule de sa fille - qui repousse elle aussi le câlin de sa grand-mère.

 

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