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Brésil : l'ex-président Lula ne s'est pas rendu à la justice avant la fin du délai imposé

L'ancien président brésilien Lula, le 24 avril 2017.
L'ancien président brésilien Lula, le 24 avril 2017. Evaristo Sa, AFP

L'ex-président Lula ne s'est pas, à l'heure actuelle, rendu à la justice brésilienne qui demande son placement en détention afin qu'il purge sa peine de 12 ans et un mois pour corruption. Vendredi soir, il négociait avec la police fédérale.

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Condamné à purger une peine de douze ans et un mois de prison pour corruption, l'ex-président du Brésil Luis Inacio Lula da Silva ne s'est pas présenté aux autorités avant l’expiration du délai qu’un juge lui avait fixé, vendredi 6 avril.

En tête des intentions de vote pour la présidentielle d'octobre, Lula, 72 ans, était censé se rendre au siège de la police fédérale de Curitiba, dans le sud du Brésil, à 17 h heure locale (20 h GMT), mais il est resté retranché au milieu de milliers de partisans à plus de 400 km de là, au siège du syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, près de Sao Paulo.

"Une discussion est en cours entre la police et les avocats de l'ex-président. L'idée est d'éviter que le juge ordonne son arrestation, ce qui compliquerait la situation. Rien n'est joué pour l'instant", a déclaré à l'AFP un député du Parti des Travailleurs (PT), Carlos Zarattini.

Une porte-parole de la justice fédérale a indiqué à l'AFP que Lula ne pouvait pas être considéré comme un fugitif, n'ayant pas "désobéi à un ordre judiciaire". Elle a souligné que le mandat de dépôt stipulait que le juge lui avait donné une "opportunité" de se présenter sans être arrêté.

Rejet de tous les recours

Jeudi 5 avril dans la soirée, son ennemi intime, le juge anticorruption Sergio Moro, en poste à Curitiba, a pris tout le monde de court avec l'émission d'un mandat de dépôt, que la plupart des observateurs n'attendaient que pour la semaine prochaine.

La Cour suprême avait rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi une demande d'habeas corpus qui aurait permis à l'ancien chef de l'État (2003-2010) de rester en liberté jusqu'à l'épuisement de tous les recours.

>> À lire : L'interminable chute de l'icône de la gauche brésilienne

Ses avocats ont présenté vendredi un nouveau recours devant le Tribunal supérieur de justice (STJ) pour éviter son emprisonnement, mais cette énième requête a été rejetée à une demi-heure du délai fixé par le juge Moro pour qu'il se présente aux autorités. Sa défense a également sollicité l'intervention de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU pour qu'elle fasse pression sur le gouvernement brésilien afin d'empêcher son incarcération.

Ancien métallo ayant connu une fabuleuse ascension jusqu'à la présidence du Brésil, Lula a été condamné pour avoir reçu un triplex en bord de mer de la part d'une entreprise du BTP en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics.

Situation ubuesque : Lula peut même faire campagne une fois derrière les barreaux. Et ce même si la loi de "Ficha limpa" (casier vierge) le rend en théorie inéligible au vu de sa condamnation en appel. Mais sa candidature ne sera analysée officiellement qu'en septembre par la justice électorale et ses avocats ont l'intention de multiplier les recours d'ici là.

Avec AFP et Reuters

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