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L'indépendantiste catalan Carles Puigdemont a été relâché par la justice allemande

L'ancien président de la région Catalogne Carles Puigdemont, à sa sortie de la prison de Neumünster, en Allemagne, le 6 avril 2018.
L'ancien président de la région Catalogne Carles Puigdemont, à sa sortie de la prison de Neumünster, en Allemagne, le 6 avril 2018. Patrik Stollarz, AFP

Après près de deux semaines d'incertitude, Carles Puigdemont a finalement été libéré par la justice allemande, qui n'a pas donné suite au mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne. Il a dû s'acquitter d'une caution de 75 000 euros.

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Carles Puigdemont est sorti de la prison de Neumünster, dans le nord de l'Allemagne. Sous le coup d'un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne, l’ancien président catalan a été détenu douze jours par la justice allemande avant d’être remis en liberté, vendredi 6 avril. Il reste soumis à un contrôle judiciaire.

Devant la prison, dont il a été autorisé à sortir contre une caution de 75 000 euros, il a exhorté le gouvernement de Mariano Rajoy à "entamer le dialogue" sur la question de l'indépendance de la Catalogne. "Nous avons demandé un dialogue pendant des années et obtenu pour seule réponse violence et répression", a-t-il déploré.

Carles Puigdemont a aussi exigé la "remise en liberté immédiate" des neuf indépendantistes catalans détenus en Espagne, dont six anciens membres de l'exécutif de la région et l'ancienne présidente du parlement catalan : "Avoir des prisonniers politique dans l'Union européenne constitue une honte."

"Rébellion"

L’indépendantiste est accusé par Madrid d’avoir organisé un référendum illégal, au cours duquel les Catalans ont majoritairement choisi l’indépendance. Indépendance qu’il a déclarée quelques jours plus tard. La justice espagnole le poursuit donc pour "rébellion", un crime passible d’une peine pouvant aller jusqu'à vingt-cinq ans de prison.

Le tribunal du Schleswig-Holstein, qui a statué sur sa remise en liberté, a estimé que Carles Puidgemont ne pouvait pas être extradé pour "rébellion" [chef d'inculpation qui n'est pas recevable au regard du droit allemand]. La justice allemande doit donc désormais examiner le deuxième motif d'accusation avancé par la justice espagnole : le détournement de fonds publics en lien avec l'organisation du référendum. Une décision devrait être rendue dans les semaines à venir.

L'Espagne a annoncé respecter la décision du tribunal allemand, selon le porte-parole du gouvernement, Inigo Mendez de Vigo.

Avec AFP et Reuters

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