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Mort à 82 ans du réalisateur de films d'animation Isao Takahata, cofondateur du studio Ghibli

Isao Takahata, le 7 avril 2015 à Paris, lors de la cérémonie où il était fait officier de l'ordre des Arts et des Lettres
Isao Takahata, le 7 avril 2015 à Paris, lors de la cérémonie où il était fait officier de l'ordre des Arts et des Lettres Jiji Press, AFP

Le réalisateur japonais de films d'animation, Isao Takahata, et cofondateur avec Hayao Miyazaki du studio Ghibli, est mort jeudi à Tokyo à l'âge de 82 ans. Il était notamment reconnu pour avoir réalisé "Le Tombeau des lucioles".

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Isao Takahata, réalisateur japonais de films d'animation et cofondateur du studio d'animation Ghibli, connu pour avoir réalisé "Le Tombeau des lucioles", est mort jeudi 6 avril à l'âge de 82 ans, a confirmé vendredi le studio.

Isao Takahata est mort dans les premières heures de la journée de jeudi dans un hôpital de Tokyo des suites d'un cancer du poumon, a signalé dans un communiqué le studio Ghibli.

Cadet, complice et parfois rival de Miyazaki

Né en 1935, il avait débuté sa carrière aux studios d'animation Toei en 1959. Il y avait fait la rencontre de Hayao Miyazaki, avec lequel il a pendant longtemps collaboré étroitement, notamment pour des séries diffusées à la télévision.

Réalisateur engagé, passionné de littérature française et notamment de Jacques Prévert, Isao Takahata avait créé en 1985 avec Hayao Miyazaki, son cadet, complice et parfois aussi rival, le studio japonais d'animation Ghibli, d'où sont sortis notamment "Le Château dans le ciel" (1986), "Mon Voisin Totoro" (1988), "Le Tombeau des lucioles" (1988), "Princesse Mononoké" (1997), "Le Voyage de Chihiro" (2001), "Le Château ambulant" (2004) ou encore "La Tortue rouge" (2016).

Cristal d'honneur au festival d'Annecy

Il s'est d'abord fait un nom avec "Le Tombeau des lucioles" (1988), histoire à pleurer de deux orphelins durant la guerre, œuvre que beaucoup considèrent comme son plus grand film. Puis ont suivi "Pompoko" (1994), couronné du Cristal du meilleur long métrage au festival d'Annecy en 1995, et "Mes voisins les Yamada" (1999).

En 2013, il avait mis en images "Le Conte de la Princesse Kaguya", une redécouverte de ce classique du répertoire nippon qui lui a valu une nomination en 2015 dans la catégorie du meilleur film d'animation aux Oscars. Il avait annoncé que ce serait là son ultime réalisation. Ce film est l'adaptation d'un conte populaire du Xe siècle, considéré comme l'un des textes fondateurs de la littérature japonaise. Empreint d'une infinie poésie, l'œuvre tisse son intrigue et déroule les émotions de ses personnages, dessinés au fusain, dans un décor aux tons pastels qui évoque l'aquarelle. Il avait été projeté en ouverture du Festival international du film d'animation d'Annecy de 2014. La 36e édition de ce festival, considéré comme l'épicentre mondial du cinéma d'animation, avait rendu un hommage appuyé au réalisateur japonais, lui décernant un Cristal d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

En 2015, il a été élevé au grade d'officier de l'Ordre des Arts et des Lettres, une reconnaissance d'un travail artistique hautement apprécié en France. "La France est le pays où j'ai le plus voyagé et je suis des plus heureux d'être décoré par la nation dont je me sens le plus proche", s'était-il réjoui dans son discours d'acceptation.

Avec AFP

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