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Coupe Davis : les Bleus sans ses "néo-mousquetaires", une première depuis 2005

Tsonga, Monfils, Simon et Gasquet, tous absents pour ce quart de finale de Coupe Davis.
Tsonga, Monfils, Simon et Gasquet, tous absents pour ce quart de finale de Coupe Davis. Miguel Medina, AFP

Pour la première fois depuis plus d'une décennie, l'équipe de France de Coupe Davis aborde une rencontre amputée de ses quatre "néo-mousquetaires". Une petite révolution qui concorde avec celle, plus large, du projet de réforme de la compétition.

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C'est une petite révolution pour le tennis français. Sans ses historiques "néo-Mousquetaires" (Tsonga, Gasquet, Simon et Monfils), l'équipe de France de Coupe Davis affronte l'Italie en quart de finale de la compétition. Un duel compliqué face à l'impétueux Fabio Fognini et ses troupes, dans un contexte par ailleurs marqué par la réforme contestée de la Fédération internationale.

Cette campagne 2018 est déjà spéciale pour les tenants du titre, dans la mesure où c'est la dernière de Yannick Noah sur la chaise de capitaine. Elle l'est encore davantage depuis que la Fédération internationale (ITF) a présenté fin février un projet de refonte totale de la vénérable épreuve par équipes, née en 1900.

Si la proposition est validée mi-août aux États-Unis, ce sera la fin de tous les ingrédients qui en ont fait le sel : les rencontres à domicile et à l'extérieur et le format au meilleur des cinq sets, au grand dam de Noah et de son équipe, opposés au projet.

L'ITF souhaite organiser la Coupe Davis sur une semaine en novembre dès l'an prochain et veut tenter d'appâter les meilleurs, qui ont tendance à la snober, avec un gros chèque (20 millions de dollars de prize money). Cela ne deviendrait alors qu'une "exhibition sans intérêt", estime le leader des Bleus Lucas Pouille.

"La Coupe Davis, ce n'est pas jouer une semaine mais c'est ce que l'on fait en ce moment", a insisté le 11e mondial, qui a fait l'impasse sur le Masters 1000 de Miami pour mieux se préparer sur terre battue en vue de ce duel à haut risque en Ligurie.

Emmenée par le fantasque Fognini, doué mais souvent rattrapé par ses sautes d'humeur, l'Italie n'est pas un obstacle simple à passer, surtout sur la terre ocre. Et Noah ne peut pas compter sur ses joueurs les plus expérimentés.

Les anciens sur le flanc

Pour la première fois depuis 2005 et un 1er tour face à la Suède, aucun des "néo-Mousquetaires" n'a été sélectionné, ne serait ce qu'en tant que cinquième homme (réserviste).

Jo-Wilfried Tsonga a été opéré mardi du genou gauche, Richard Gasquet, est lui aussi touché à un genou. Gilles Simon traverse une nouvelle crise de résultats. Quant à Gaël Monfils, il souffre du dos mais Noah, du fait des difficultés rencontrées auparavant avec le Parisien, avait anticipé son forfait.

Contraint au changement, le capitaine a misé sur Jérémy Chardy (80e), de retour en forme, comme atout numéro 2 lors des simples, plutôt que sur Adrian Mannarino, mieux classé (25e). "C'était assez facile comme choix, car le jeu de Jérémy s'adapte plus naturellement à la terre battue", a expliqué Noah, qui a "évité" de parler à David Haggerty, le président de l'ITF présent à Gênes, car toujours "très en colère" concernant la réforme.

Après le duel inaugural entre Pouille et le vétéran Andreas Seppi (34 ans, 62e) Chardy défiera donc Fognini (20e mondial). Le fantasque transalpin lui avait toujours été supérieur (4 victoires) jusqu'à leur dernier duel récent à Indian Wells, où Fognini, frustré, s'est laissé aller à des injures, notamment des "Va te faire foutre !". "Franchement, dans ma carrière, j'ai entendu 100 fois pire", estime Noah.

Chardy, monsieur Coupe Davis

"Fabio, je le connais bien. Il peut passer par toutes les phases. Il faudra que je reste concentré sur moi-même", prévient Chardy, invaincu en Coupe Davis avec cinq succès tous signés sur terre battue (en indoor), les derniers il y a un an contre la Grande-Bretagne.

Une performance du Palois ainsi qu'une victoire de Pouille donneraient l'occasion aux compères Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut de sceller l'issue de la rencontre dès le samedi en double. "On n'a pas envie que l'aventure s'arrête ici pour notre staff et pour cette compétition qui est en grand péril", a souligné Mahut, avec l'espoir de s'offrir une demi-finale à domicile en septembre.

Ce serait face à l'Allemagne ou à l'Espagne, renforcée à Valence par le retour du numéro un mondial Rafael Nadal.

Avec AFP

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