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Wall Street fléchit face aux tensions commerciales et au rapport sur l'emploi

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New York (AFP)

Wall Street reculait à l'ouverture vendredi, plombée par une nouvelle salve de menaces commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et un rapport sur l'emploi américain en demi-teinte.

Vers 14H00 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average cédait 0,54% à 24.373,25 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, reculait de 0,41% à 7.047,21 points.

L'indice élargi S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises cotées aux Etats-Unis, reculait de 0,45% à 2.650,83 points.

Reléguant temporairement au second plan les craintes d'une escalade des tensions entre Washington et Pékin pour se concentrer sur la saison à venir des résultats d'entreprises, la Bourse de New York avait terminé en hausse jeudi, le Dow Jones grimpant de 0,99% et le Nasdaq de 0,49%.

Mais la fébrilité a regagné les investisseurs quand le président Donald Trump a menacé d'imposer des taxes douanières supplémentaires de 100 milliards de dollars à l'encontre de la Chine.

Dans les échanges électroniques, les indices ont tout de suite fortement chuté, avant de se reprendre en partie.

Les multinationales ayant potentiellement beaucoup à perdre dans ce bras de fer étaient affectées, à l'instar de Boeing (-1,09%) ou de Caterpillar (-1,38%).

"C'est un marché de réaction épidermique aux gros titres, qui chute dès qu'une nouvelle annonce semble dangereuse pour l'économie et remonte à chaque fois qu'on parle de négociations ou que Donald Trump s'abstient de faire des déclarations intempestives", remarque Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

"Ca devient extrêmement pénible pour les acteurs du marché, c'est très contre-productif", estime-t-il.

- 'Palabres' -

"Ces palabres continues sur les relations commerciales font pression sur le marché car elles alimentent l'incertitude et les interrogations sur la capacité des entreprises à atteindre cette année les objectifs élevés qu'elles se sont fixés", souligne pour sa part Patrick O'Hare de Briefing.

La parution du rapport mensuel sur le marché du travail américain n'a pas particulièrement rasséréné les courtiers, les créations d'emplois ayant ralenti plus que prévu en mars aux Etats-Unis et le taux de chômage, attendu en baisse, étant finalement resté stable à 4,1%.

Le salaire horaire moyen est lui monté de 0,3% en mars, ce qui porte à 2,7% l'augmentation sur un an.

Ces chiffres "ne sont ni trop bons ni trop mauvais pour inciter la Réserve fédérale à repenser le futur de sa politique monétaire", relève Patrick O'Hare.

Les investisseurs prêteront plus tard dans la séance une oreille attentive à un discours de Jerome Powell, le président de la Fed, à l'affût de tout signal à cet égard.

Parmi les autres valeurs du jour, Facebook cédait 0,14% alors que sa numéro 2, Sheryl Sandberg, menait à son tour une offensive médiatique pour défendre l'entreprise empêtrée dans un scandale retentissant sur les données personnelles de ses usagers. Elle a notamment évoqué le fait que les membres du réseau ne souhaitant pas recevoir de publicités basées sur leurs données devraient payer des frais.

Le marché obligataire se détendait: le taux d'emprunt à 10 ans des Etats-Unis reculait à 2,802% contre 2,832% jeudi soir, et celui à 30 ans à 3,046% contre 3,073% la veille.

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