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Sierra Leone : le nouveau président promet qu'il n'y aura pas "de chasse aux sorcières"

Julius Maada Bio lors son serment présidentiel, à Freetown, le 4 avril 2018.
Julius Maada Bio lors son serment présidentiel, à Freetown, le 4 avril 2018. Saidu Bah, AFP

Le nouveau président sierra-léonais, Julius Maada Bio, rencontrera "bientôt" son adversaire malheureux du second tour, Samura Kamara, et a assuré aux hauts fonctionnaires de l'État qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières".

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Le nouveau président sierra-léonais, Julius Maada Bio, a promis vendredi 6 avril qu'il n'y aurait pas de "chasse aux sorcières" dans les sphères de l'État, deux jours après son accession au pouvoir dans ce pays pauvre d'Afrique de l'Ouest.

"Mon désir est que vous preniez part au processus. Le tribalisme et le régionalisme doivent être derrière nous", a déclaré l'ancien opposant aux plus haut fonctionnaires de l'État, après avoir remporté le second tour de l'élection présidentielle avec près de 52 % des voix.

>> À lire : L'opposant Julius Maada Bio remporte la présidentielle, son rival conteste le résultat

"Le président leur a assuré qu'il n'y aurait pas de chasse aux sorcières", a déclaré à l'AFP le porte-parole du parti vainqueur de la présidentielle, le SLPP, Alie Kabba.

Le nouveau chef de l'État et son vice-président, Mohamed Juldeh Jalloh, devaient prendre part samedi à une tournée de remerciement qui les verra traverser Freetown dans deux cortèges distincts pour rallier le Stade national, selon un autre de ses collaborateurs, Keke Toma Sandy.

"Conversation chaleureuse"

Julius Maada Bio a finalement eu une "conversation très chaleureuse" au téléphone jeudi, selon Alie Kabba, avec son adversaire malheureux, Samura Kamara, membre du parti au pouvoir depus 10 ans, l'APC. Il n'a pas encore publiquement reconnu sa défaite et avait indiqué mercredi soir qu'il contesterait en justice les résultats du second tour du 31 mars, ce qu'il n'avait toujours pas fait vendredi.

Les deux hommes, qui ont travaillé ensemble lors du premier bref passage à la présidence de M. Bio, "prévoient de se rencontrer bientôt", a dit le porte-parole du SLPP.

"Il s'agissait surtout de rassurer ses partisans, mais je ne le vois pas introduire ce recours", indiquait vendredi le directeur de l'Institute for Governance Reform, Andrew Lavalie. "Les deux hommes sont membres de la même paroisse catholique. Il y a une possibilité qu'ils se rencontrent à l'église dimanche", a ajouté l'analyste.

Majorité parlementaire conservée pour l'APC

Le nouveau président a nommé vendredi une équipe de transition de dix hommes et deux femmes, dont la première tâche sera de "servir d'interface" entre la nouvelle équipe et celle du président sortant, Ernest Bai Koroma.

S'il a été battu à la présidentielle, l'APC a toutefois sauvé de justesse sa majorité parlementaire en obtenant 67 sièges sur 132, contre 47 pour le SLPP, lors des législatives qui se tenaient en même temps que la présidentielle, a indiqué vendredi la Commission électorale nationale (NEC), alors que deux sièges restent à annoncer.

Le porte-parole du SLPP s'est toutefois dit confiant qu'une majorité soutiendra l'action du nouveau chef de l'État.

"Nous agirons dans l'intérêt du pays", a assuré à l'AFP le porte-parole de l'APC, Cornelius Devoux, en demandant avant tout au SLPP de "commencer par s'engager à protéger les membres de l'APC", dont certains, y compris lui-même, ont fait l'objet d'agressions et d'intimidations ces derniers jours.

Avec AFP

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