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Damas et Moscou accusent Israël d'avoir bombardé une base aérienne en Syrie

Un jet de l'armée syrienne dans un aéroport militaire, situé à 50 km au nord-est de Damas, le 8 avril 2016.
Un jet de l'armée syrienne dans un aéroport militaire, situé à 50 km au nord-est de Damas, le 8 avril 2016. AFP

En Syrie, des missiles ont frappé lundi une base aérienne de l'armée dans la région de Homs, au surlendemain d'une attaque chimique présumée à Douma. L'armée russe affirme que ce bombardement a été opéré par Israël, qui a décliné "tout commentaire".

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Moscou et Damas ont accusé, lundi 9 avril, Israël d'avoir bombardé dans la matinée un aéroport militaire syrien dans le centre du pays. Selon la télévision d'État syrienne, l'attaque a visé la base de Tiyas, également appelée T-4, située entre les villes de Homs et Palmyre. "Des morts et des blessés dans la frappe de missiles sur l'aéroport de Tayfur", a indiqué Sana, citant une source militaire.

"Deux avions F-15 de l'armée israélienne ont frappé l'aérodrome entre 03h25 et 03H53 heure de Moscou (00H25 et 00H53 GMT) à l'aide de huit missiles téléguidés depuis le territoire libanais, sans pénétrer dans l'espace aérien syrien", a affirmé le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes.

Selon le ministère, cinq des huit missiles téléguidés ont été détruits par la défense antiaérienne syrienne, tandis que les trois restants ont frappé "la partie occidentale de l'aérodrome". Une source militaire syrienne a formulé les mêmes accusations auprès de Sana.

Attaques chimiques en Syrie : rappel des faits

L'armée israélienne, contactée par l'AFP, a "décliné tout commentaire".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme indique que au moins 14 combattants, dont des Iraniens, ont été tués dans cette frappe.

>> À voir : "Le conflit dans la Ghouta orientale est très difficile à décrypter"

L'agence syrienne Sana avait initialement affirmé qu'"une attaque américaine [était] soupçonnée" avant de retirer ultérieurement toute référence aux États-Unis.

"En ce moment, le département de la Défense ne mène pas des frappes aériennes en Syrie", a déclaré un porte-parole du Pentagone. "Toutefois, nous continuons à observer de près la situation et nous soutenons les efforts diplomatiques visant à faire rendre des comptes à ceux qui utilisent des armes chimique en Syrie et ailleurs."

"Ce n'est pas nous", avait de son côté déclaré le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger, à l'AFP.

Payer "le prix fort"

Le président Donald Trump a promis dimanche de faire payer "le prix fort" au régime de Bachar al-Assad pour le bombardement chimique présumé qui a fait plusieurs dizaines de morts samedi soir à Douma, selon des ONG et des secouristes. Le régime syrien, défendu par ses deux alliés indéfectibles, la Russie et l'Iran, a de son côté démenti toute attaque chimique dans l'ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale, que ses forces semblaient en passe de reprendre entièrement.

La France a par le passé menacé la Syrie de représailles en cas de nouvelle attaque chimique avérée, le président Emmanuel Macron parlant à ce sujet de "ligne rouge".

Emmanuel Macron et Donald Trump se sont entretenus dimanche soir au téléphone pour discuter de la situation en Syrie, ont annoncé l'Élysée et la Maison Blanche. Selon la présidence française, les deux dirigeants se sont entendus pour "coordonner leurs actions et leurs initiatives au sein du Conseil de sécurité des Nations unies", qui doit se réunir lundi après-midi à New York.

>> À lire : Donald Trump gèle des fonds destinés à reconstruire la Syrie

Avec AFP et Reuters

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