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Dans la presse

"Le retour de la 'chienlit' ?"

France 24

À la une de la presse, mardi 10 avril, la réaction de la France à l’attaque présumée chimique à Douma, en Syrie. Le sort du blogueur saoudien Raïf Badawi. Le mouvement social actuel, et Mai 68. Et une info capitale sur vos sourcils.

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À la une de la presse, ce matin, la réaction de la France à l’utilisation présumée d’armes chimiques contre les civils de la Ghouta, en Syrie, le week-end dernier.

Libération évoque une "attaque toxique" qui a fait plusieurs dizaines de morts, pour beaucoup des femmes et des enfants – comme le petit garçon, tué à Douma, que l’on voit ce matin à la Une du quotidien. "L’impunité jusqu’où ?", demande Libé. Le journal annonce que la communauté internationale pourrait cette fois "réagir" et punir enfin Bachar Al-Assad, ce président "qui fait un bras d’honneur au monde entier depuis septans, narguant des puissances occidentales paralysées par les risques de réactions en chaîne".

Emmanuel Macron, qui a parlé des attaques chimiques comme d’une "ligne rouge" à ne pas franchir, va-t-il agir face à "l’intolérable" ?, "Va-t-il frapper en Syrie ?", s’interroge Le Parisien. À la une, la photo d’un bébé en pleurs, une image visiblement extraite d’une vidéo tournée dans un hôpital. D’après le journal, l’attaque de samedi serait un "défi" pour la politique étrangère de la France, pour sa crédibilité – à voir aussi avec le dessin de Ranson : "Attention à ne plus franchir cette ligne rouge, Bachar", dit au président syrien le président français – juché sur une montagne de cadavres.

Emmanuel Macron, qui rencontre ce mardi en fin de journée, à Paris, le prince héritier d’Arabie saoudite. Le chef de l’État profitera-t-il de ce rendez-vous pour évoquer avec Mohamed Ben Salmane le sort du blogueur saoudien Raïf Badawi ? C’est ce qu’espère sa famille, actuellement réfugiée au Québec, rencontrée par Le Parisien. "J’ai appris sur Internet que papa avait été fouetté", témoigne l’un des enfants de Raïf Badawi, emprisonné depuis bientôt six ans pour avoir appelé dans ses articles à l’ouverture du royaume saoudien.

À la une également, le début de l’évacuation, hier, par les forces de l’ordre, des occupants illégaux de la ZAD, la "zone à défendre" de Notre-Dame-des-Landes, dans l’ouest de la France. Le Figaro applaudit la fermeté affichée par le gouvernement face aux opposants au projet d’aéroport finalement abandonné. "Face aux zadistes, l’État affirme son autorité", salue le journal – pour qui il n’est pas question que "la France se laisse dicter sa loi par une minorité", une minorité agissante qui regrouperait notamment, outre les zadistes, les cheminots en grève, et les étudiants qui occupent actuellement leurs facultés, bref, tous "ceux qui rêvent de jouer un nouveau Mai 68 : les anarcho-écologistes, les gauchistes, et les syndicalistes jusqu’au-boutistes". Cette analyse est semblable à celle de L’Opinion, qui voit dans les conflits sociaux actuels "le retour des ultras". Dans le dessin de Kak, un casseur explique à un journaliste : "on est obligés d’être violents, sinon la démocratie s’impose à nous". Le gouvernement, lui, dit qu’il agit au nom de l’État de droit. Mais pour Serge Quadruppani, c’est un peu plus compliqué. Interrogé par L’Obs, l’écrivain, qui publie un livre sur le mouvement zadiste, explique qu’il n’y aurait en réalité aucune urgence à évacuer les squatteurs, qui n’empêchent rien, puisqu’il n’y a plus rien à construire. Selon lui, le gouvernement chercherait à montrer que "c’est bien lui qui commande", et de rassurer l’électorat "réactionnaire", qui jouerait "un rôle de plus en plus important dans le soutien à Emmanuel Macron et à ses réformes".

Un mot, enfin du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, qui doit s’expliquer aujourd’hui devant le Congrès américain. Prié de s’expliquer sur le scandale Cambridge Analytica, cette société britannique qui a siphonné les données privées de millions d’utilisateurs de Facebook, Zuckerberg a déjà rencontré hier plusieurs élus – à voir à la Une du Guardian, qui cite le texte déjà communiqué de ce qu’il dira devant le Congrès: "Nous n’avons pas fait assez pour empêcher ces outils d’être utilisés de façon mal intentionnée. C’était mon erreur et je suis désolé".Zuckerberg a-t-il été dépassé par sa propre créature ? Un dessin signé Martinera, partagé par Courrier international, le montre s’étranglant lui-même avec le "F" de Facebook.

Avant de nous quitter, je vous propose de jeter un cil à L’Obs, qui vous parle de vos sourcils. Figurez-vous que vos sourcils, ce n’est pas ce que vous croyez. Une étude anglo-portugaise révèle que non, cet ornement pileux ne sert pas qu’à protéger vos yeux de la sueur :vos sourcils jouent aussi un rôle dans la mastication, en protégeant votre crâne contre les dommages que ses vibrations pourraient causer. Ne me remerciez pas pour cette découverte primordiale, dont vous êtes à présent lestés. Bonne journée à tous!

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