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Gaza: un reporter tué par des soldats israéliens avait été battu par le Hamas (FIJ)

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Ramallah (Territoires palestiniens) (AFP)

Un journaliste palestinien tué par des tirs israéliens à Gaza, avait été détenu et battu par le Hamas en 2015, a indiqué mercredi la Fédération internationale des journalistes (FIJ) après qu'Israël l'a accusé d'être un membre du mouvement palestinien.

Le 6 avril, Yasser Mourtaja, qui travaillait pour l'agence Ain Media basée à Gaza et portait une veste avec l'inscription PRESS selon des témoins, a été tué par des tirs de soldats israéliens alors qu'il couvrait une protestation palestinienne près de la frontière avec Israël.

Mardi, le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a affirmé qu'il était "un terroriste lié à la branche militaire du Hamas", ce mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007 et qui est considéré par Israël comme un "groupe terroriste".

Selon un dossier de la FIJ, que l'AFP a pu consulter, Mourtaja et trois autres collègues filmaient en 2015 la démolition d'une maison près de la frontière avec Israël lorsqu'un homme les a approchés pour demander à voir leurs cartes d'identité. Ayant refusé, une jeep des forces du Hamas est arrivée et a emmené Yasser Mourtaja qui a été battu. Après son interrogatoire, ses photos ont été confisquées.

Mourtaja et d'autres journalistes avaient à l'époque été interviewés par des membres de la FIJ, toujours selon ce dossier.

Le secrétaire général de la FIJ, Anthony Bellanger, a accusé dans un communiqué M. Lieberman de chercher à "couvrir ce meurtre". "Il est clair que le ministre de la Défense est plus intéressé par faire de la propagande que par l'ouverture d'une enquête transparente et la comparution devant la justice des meurtriers de Yasser".

Reporters sans frontières (RSF) avait aussi condamné "avec la plus grande indignation les tirs délibérés de l'armée israélienne contre des journalistes".

L'armée n'a pas précisé si Mourtaja avait été délibérément visé ou s'il avait été touché accidentellement.

Le 30 mars et le 6 avril, des Palestiniens ont manifesté près de la frontière entre Israël et Gaza, certains lançant des pierres ou brûlant des pneus face aux soldats israéliens qui ont ouvert le feu et tué 31 manifestants.

L'ONU et l'UE ont appelé à une enquête indépendante sur l'usage de balles réelles par l'armée israélienne.

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