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Dans la presse

"Frère Emmanuel"

France 24

A la une de la presse, mercredi 11 avril, le véto de la Russie à l’ONU contre le projet de résolution américain sur la Syrie, qui ouvrirait la voie à une intervention unilatérale des Occidentaux. Emmanuel Macron et la polémique sur ses propos sur l’Eglise. Le livre de François Hollande. Et la défaite du Barça face à l’As Roma en quarts de finale retour de la Ligue des champions.

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A la une de la presse, ce matin, le véto de la Russie à l’ONU contre le projet de résolution des Etats-Unis prévoyant l’ouverture d’une enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie.

«L’impasse à l’ONU ouvre la voie à des frappes unilatérales», annonce L’Orient Le Jour. D’après le quotidien libanais, l’armée syrienne a placé ses forces en « état d’alerte » face au risque de frappes occidentales. L’impasse et l’impuissance des Nations Unies - à voir aussi avec le dessin de Willem, pour Libération, qui montre une réunion des membres du Conseil de sécurité. «Parlons de la Syrie», propose quelqu’un. «Encore?», demande un autre - alors que tout le monde porte un masque à gaz. Mais quel sera le résultat de la confrontation entre grandes puissances par Syrie interposée? Le dessinateur Nasser Al Jafari, pour le journal jordanien Al Ghad, montre les Etats-Unis, la Russie, l’Iran et la Turquie dangereusement entassés en Syrie.

En France, c’est la polémique, après les propos d’Emmanuel Macron sur le «lien» entre l'Église et l'Etat, qui se serait «abîmé», selon lui. Le visage baigné de lumière, les yeux tournés vers le ciel, «Frère Emmanuel» fait la une de Libération - une photo prise lundi soir, à la Conférence des évêques, où le président a fait cette déclaration, très critiquée par les défenseurs de la laïcité, mais qui n’étonne pas Libé – qui juge la position d’Emmanuel Macron «conforme à son éducation jésuite», « rompant avec une laïcité cherchant à cantonner les cultes à la vie privée». La déclaration d’Emmanuel Macron satisfait, en revanche beaucoup le Figaro, qui critique, lui, «les réactions pavloviennes» des partisans de cette laïcité stricte, dont il dénonce «l’incohérence». «Ceux qui s’inquiètent de toute marque d’estime envers l’Église, se montrent moins sourcilleux envers un islam qui, lui, n’a pas encore réglé pleinement son rapport à la laïcité».

Certains évoquent une «manœuvre de séduction» envers les catholiques, notamment le sondeur Jérôme Fouquet, auteur d’«A la droite de Dieu», qui déclare au Figaro que le président «a semblé préparer le terrain pour mieux faire passer sa réforme sur les débats bioéthiques». C’est aussi le sentiment de La Croix, qui explique que l’Eglise se sent, certes, honorée, mais qu’elle n’oublie pas pour autant «ses désaccords» avec Emmanuel Macron - sur la bioéthique, mais aussi sur l’immigration et la pauvreté. «Attention à ce que le réalisme ne devienne pas fatalisme», prévient le responsable d’une ONG venant en aide aux sans-abri. Le politique et le religieux selon Emmanuel Macron, c’est aussi ce dessin de Joann Sfar, publié par le Huffington Post, qui montre le président en train de prier: «En ce qui concerne le Yémen, la Syrie, les universités et la SNCF, je vous suggère tous de prier très fort».

Il lui avait presque donné le bon Dieu sans confession: dans son livre qui paraît aujourd’hui, François Hollande attaque une nouvelle fois Emmanuel Macron. L’Obs a lu les «Leçons de pouvoir» de l’ex-président - un livre présenté comme «l’autopsie» de «l’ascension inexorable» d’Emmanuel Macron, le récit d’un «poker menteur». «Il m’avait fait bonne impression»: voilà comment débute le chapitre judicieusement intitulé «Faire confiance», où François Hollande rappelle ce que disait déjà Emmanuel Macron en 2015: «La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude. Dans la politique française, cet absent est la figure du roi» - une déclaration commentée ainsi par l’ex-président: «Cette dissertation éclaire bien la pratique du pouvoir qu’il met en œuvre depuis son élection». Ces propos peu amènes ne devraient pas améliorer les relations entre l’ex et l’actuel chef de l’Etat. L’Opinion évoque leurs «détestations croisées», et le dessin de Kak montre François Hollande se rappelant au bon souvenir d’Emmanuel Macron. «Manu, ohé Manu!» «Vous aussi vous avez un père qui a du mal à partir?», demande au président le prince héritier d’Arabie saoudite.

Un mot, pour terminer, de la victoire de l'AS Rome, qui a éliminé hier soir le FC Barcelone en quarts de finale retour de la Ligue des champions. 3-0 au retour, contre 1-4 à l'aller. Les «Giallorossi» iront en demi-finale aux termes d’une belle «Romantada», salue L’Equipe. «Roma nel mito»: Rome entre dans la légende, exulte le Corriere dello Sport, qui ne peut pas s’empêcher d’ironiser sur la défaite de «sa majesté Messi», la superstar du Barça. La presse catalane, elle, est atterrée. «Une défaite européenne totale», cingle Marca à propos de l’échec «misérable» du Barça. «Une défaite sans excuses», gronde le journal Sport, qui parle d’un match «lamentable ».

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