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FRANCE

Réouverture du Super U de Trèbes, trois semaines après l'attaque meurtrière

Des fleurs ont été déposées en hommage aux victimes de l'attentat à Trèbes.
Des fleurs ont été déposées en hommage aux victimes de l'attentat à Trèbes. Éric Cabanis, AFP
3 mn

Une partie des employés du Super U de Trèbes, dans l'Aude, visé le 23 mars par un attentat qui a fait quatre morts, ont repris jeudi le chemin du travail. Un suivi psychologique a été mis en place.

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Vive émotion, jeudi 12 avril à 10 h, à la réouverture du supermarché U de Trèbes, trois semaines après l'attaque meurtrière qui a fait quatre morts. Un moment important, mais douloureux pour cette petite ville de 5 500 habitants, située à une dizaine de kilomètres de Carcassonne, dans l’Aude.

De nombreux habitants et clients sont venus soutenir les employés du magasin, qui n’étaient qu’une trentaine sur 48 à reprendre le travail, selon le journal local L’Indépendant. Le traumatisme reste intense. "Cela sera très dur mais, ne serait-ce que par rapport à Christian [le chef boucher], il nous faut continuer", a confié à la presse, Samia Ménassi, la directrice du supermarché.

Suivi psychologique

Les employés seront assistés de binômes venus d’autres magasins Super U pendant quinze jours. "En plus du soutien psychologique mis en place par l’État, le groupe Système U a proposé un autre soutien à ses collaborateurs, cette fois dans la durée", a affirmé Thierry Desouches, le porte-parole du groupe. "Il y a des collaborateurs qui, comme moi, ne sont pas bien dans la tête et doivent être suivis continuellement par un psy", a confié André, employé au rayon épicerie, à La Dépêche.

Le PDG du Super U, Éric de la Jonquière, voix tremblotante, a remercié les clients "pour leurs témoignages et leur immense solidarité". "On triomphera de la barbarie, unis", a pour sa part lancé le préfet de l’Aude Alain Thirion, avant de lire, en signe de résistance, le poème de Louis Aragon "La rose et le réséda".

Quelques travaux de réaménagement ont été réalisés dans le supermarché pour effacer les traces de l’attaque et éviter "que les salariés et les clients se retrouvent exactement dans les lieux où s’est produit l’attentat".

Vendredi 23 mars, le magasin avait été visé par une attaque terroriste menée par Radouane Lakdim, 25 ans, qui se revendiquait de l'organisation État islamique (EI) et connu pour des faits de délinquance. Christian Medves, 50 ans, chef boucher, Hervé Sosna, 65 ans, un client, et Arnaud Beltrame, 44 ans, lieutenant-colonel de la gendarmerie, y ont laissé leur vie. Ce dernier s’était alors substitué à l’un des otages, avant d’être mortellement blessé au cou par le jihadiste. L'assaillant avait été tué lors de l'assaut du GIGN. Avant l’attentat à Trèbes, Radouane Lakdim avait tué un viticulteur à la retraite en volant une voiture et tiré sur des CRS à Carcassonne.

Avec AFP

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