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Crise à Mayotte : le secrétaire d’État français aux Affaires étrangères en visite aux Comores

Les habitants de Mayotte protestent contre l'insécurité et l'immigration irrégulière, le 4 avril 2018.
Les habitants de Mayotte protestent contre l'insécurité et l'immigration irrégulière, le 4 avril 2018. Ibrahim Youssouf, AFP

Le secrétaire d'État français aux Affaires étrangères, en visite à Moroni depuis mercredi, tente de réduire des tensions grandissantes, alors que les dirigeants comoriens refusent d'accueillir leurs ressortissants expulsés de Mayotte.

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Le secrétaire d’État français aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, est depuis mercredi 11 avril en visite dans l'archipel des Comores afin de "dépasser les tensions actuelles" liées à la situation à Mayotte. Il y rencontrera le président Azali Assoumani et le ministre des Affaires étrangères, Mohamed El-Amine Souef.

"Cette visite s'inscrit dans le cadre du dialogue ferme mais confiant et constructif que nous entretenons avec les autorités comoriennes", écrit le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. "Notre volonté est de dépasser les tensions actuelles et d'enclencher une nouvelle dynamique assurant la sécurité et le bien-être de nos populations respectives."

La France a décidé de suspendre la délivrance de visas diplomatiques et de service aux représentants comoriens en réplique au refus de Moroni d'autoriser le retour sur son territoire des Comoriens expulsés de Mayotte, pour immigration illégale. L'Union des Comores a en effet pris la décision, le 21 mars dernier, de refuser le retour des Comoriens expulsés de Mayotte. Ils sont près de 600 à avoir été expulsés ces dix derniers jours.

Crise sociale

Depuis plus d'un mois, le 101e département français est en proie à une crise sociale majeure, nourrie par la montée de l'insécurité attribuée en grande partie aux immigrants Comoriens et par un sentiment d'abandon par la France.

À Mamoudzou, les populations ont érigé, depuis le début de la contestation, des barrières pour exprimer leur mécontentement, bloquant ainsi le port principal de Mayotte. Les barrières ont finalement été levées lundi 9 avril "sans usage de la force", selon la préfecture.

Selon des statistiques officielles françaises, les Comoriens représentaient, en 2015, 42 % de la population mahoraise. Et près d’un tiers d'entre eux, venus sur l'île par le biais de canots de pêche appelés "kwassa-kwassa", seraient en situation irrégulière.

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