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Affaire Skripal : la fille de l'ex-espion refuse l'aide consulaire de l'ambassade de Russie à Londres

Ioulia Skripal a été retrouvée empoisonnée avec son père le 4 mars 2018 à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre.
Ioulia Skripal a été retrouvée empoisonnée avec son père le 4 mars 2018 à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre. Compte Facebook de Ioulia Srkipal, AFP

Empoisonnée début mars avec son père, la fille de Sergueï Skripal a refusé l'aide consulaire que lui a proposé l'ambassade de Russie à Londres. Toujours en convalescence, la jeune femme a été mise en lieu sûr par les autorités britanniques.

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Elle est l'une des personnalités les mieux gardées de Scotland Yard. Ioulia Skripal, qui a été retrouvée empoisonnée le 4 mars au Royaume-Uni avec son père, l'ex-agent double russe Sergueï Skripal, s'est exprimée la première fois depuis sa sortie d'hôpital, via la police britannique.

Dans un communiqué, elle a indiqué "souffrir toujours des effets de l'agent neurotoxique utilisé" dans l'attaque. À 66 ans, son père est quant à lui "toujours gravement atteint", a indiqué Ioulia. La police avait précédemment indiqué qu’il avait fait "de bons progrès", mais se rétablissait "plus lentement".

La jeune femme de 33 ans a pu quitter l'hôpital de Salisbury, dans le sud-ouest de l’Angleterre, où elle était soignée depuis son empoisonnement. Selon les médias locaux, elle a été emmenée en lieu sûr par les autorités britanniques.

"Je ne souhaite pas recourir aux services de la Russie"

Cette exfiltration a provoqué la colère de l'ambassade russe de Londres, qui a estimé mercredi sur Twitter qu'elle était "retenue en otage". Elle a proposé à la jeune femme une aide consulaire. Mais Ioulia Skripal a préféré garder ses distances avec son pays d'origine, refusant, "pour le moment", la main que la Russie lui a tendue.

"Pour le moment, je ne souhaite pas recourir à leur services, mais si je change d'avis, je sais comment entrer en contact avec eux", a déclaré la jeune femme, selon la police britannique. La police avait précédemment indiqué avoir transmis à Ioulia Skripal "l'offre d'une aide consulaire émanant de l'ambassade russe".

>> À voir : L'affaire Skripal résumée en quatre actes

Ioulia Skripal était venue de Russie pour rendre visite à son père. Ce dernier vivait à Salisbury après avoir fait l'objet d'un échange de prisonniers avec Moscou en 2010, alors qu'il purgeait une peine de 13 ans de prison pour avoir collaboré avec les services britanniques.

Refus de visa pour la nièce Skripal

Le 6 avril, le ministère britannique de l'Intérieur avait par ailleurs annoncé avoir rejeté une demande de visa pour Viktoria Skripal, la nièce de Sergueï. Viktoria Skripal avait notamment commenté la semaine dernière le refus opposé à sa demande de visa en disant avoir été "sûre que cela arriverait". "Ils doivent avoir quelque chose à cacher", avait-elle ajouté, dans des déclarations à la chaîne Sky News.

Ioulia Skripal a souligné mercredi que "les opinions et affirmations (de sa cousine) n'étaient pas les siennes, ni celles de son père". "Je remercie ma cousine Viktoria de se soucier de nous, mais je lui demande de ne pas me rendre visite, ni tenter d'entrer en contact avec moi à ce stade", a encore commenté mercredi Ioulia Skripal, selon la police britannique.

Londres a imputé la responsabilité de l'attaque à Moscou, qui dément catégoriquement et accuse à son tour Londres de lui imputer l'attaque sans preuves, voire d'avoir fomenté une "provocation". L'affaire a ensuite provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou et les pays Occidentaux, se traduisant par la plus importante vague d'expulsions croisées de diplomates de l'Histoire.

Avec AFP

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