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Dans la presse

"Des limites de l'imprévisibilité imprévisible"

France 24

Dans la presse, ce jeudi 12 avril, les signaux contradictoires de Donald Trump sur la Syrie. Le crash d’un avion militaire en Algérie, hier. Et les auditions du patron de Facebook par le Congrès américain.

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Dans la presse, ce matin, les appels à l’apaisement entre la Russie et les Etats-Unis, où Donald Trump a menacé Moscou de frappes sur la Syrie, avant de sembler temporiser.Ces déclarations contradictoires laissent perplexes de nombreux observateurs, à commencer l’ancienne secrétaire d’Etat Madeleine Albright, qui fait la Une de USA Today, le quotidien le plus lu aux Etats-Unis. Cette figure de la diplomatie américaine lance un avertissement à Donald Trump: «Il y a une théorie, en diplomatie, qu’avoir une part d’imprévisibilité peut être un outil diplomatique utile. Mais une imprévisibilité totalement imprévisible et permanente est très difficile à suivre pour que les gens qui essaient de suivre ce que nous sommes en train de faire». Madeleine Albright, qui ne s’exprime pas sur la nécessité ou non de frapper la Syrie, prend à partie le président américain, en lui demandant de clarifier sa position: «Quel est l’objectif poursuivi? Quelle est la stratégie? Quels sont les avantages et les inconvénients de chaque solution? Quelles pourraient en être les conséquences inattendues?».

Perplexité, également, de L’Orient Le Jour. Le journal libanais se demande si les propos du président américain relèvent de la «simple rhétorique» ou d’une «véritable escalade militaire»… Le journal syrien Al Watan semble, en ce qui le concerne, vouloir faire baisser la pression. «Trump tweete et s’emballe», titre le quotidien, en ajoutant que «Moscou espère que la raison vaincra». Mais la Russie semble elle aussi entretenir sciemment la confusion. Le quotidien russe Kommersant relève que le délai de 24/48 heures évoqué initialement par Donald Trump, pour répliquer à l’attaque chimique présumée contre Douma, a expiré hier soir mais annonce, dans le même temps, que le ministère de la Défense russe a déjà établi la liste des représailles «à mettre en œuvre en cas d’escalade». Il vient aussi d’annoncer que les troupes gouvernementales syriennes ont repris le contrôle de Douma et de la totalité de la Ghouta orientale.

Le Kremlin et la Maison Blanche sont renvoyés dos à dos par les dessinateurs de presse. Dans un dessin publié par Courrier International, on voit le président américain parlant à un missile comme à un chien de garde: «Attaque… j’ai dit : attaque». Mais le missile se demande si c’est «bien raisonnable». «Fichus missiles intelligents», fulmine Donald Trump, qui a menacé, hier, d’avoir recours à ce type de bombes en Syrie.

Quant à Vladimir Poutine, il nierait tout simplement l’évidence, d’après Willem pour Libération. Des armes chimiques utilisées contre les civils en Syrie? «C’est absurde, proteste le président russe, ils n’ont trouvé aucune victime» - «aucune victime vivante», précise Bachar Al-Assad.

En Algérie, 257 personnes sont mortes hier dans le crash d'un avion militaire près de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d'Alger. Al Khabar annonce que le président Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours, après ce que le quotidien algérien présente comme une «catastrophe» - le pire accident aérien qu’ait connu l’Algérie, qui dénombre, parmi les victimes, 26 membres du Polisario, l’organisation soutenue par Alger qui se bat pour l’indépendance du Sahara occidental. L’Algérie en deuil, sur fond noir - à voir aussi avec le dessin de Hic, pour El Watan. A droite de l’image, un ruban militaire - l’avion transportait en majorité des militaires et leur famille.

Il est aussi beaucoup question, des auditions du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, par le Congrès américain. Les explications et la défense du créateur du réseau social, sur le scandale Cambridge Analytica suscitent ce matin des réactions plus positives que lors du premier jour. The Financial Times juge assez habile sa stratégie consistant à jouer sur l’aspect romanesque de l’histoire de Facebook et de ses débuts, lorsqu’il n’était encore qu’un étudiant et qu’il vivait sur un campus et la façon dont il a joué sur la fibre patriotique américaine, en mettant en garde contre la concurrence étrangère, notamment chinoise, dans le domaine technologique.

Je vous propose, pour terminer, de jeter un cil au Guardian, qui nous assure que «le monde n’est pas aussi horrible que ce qu’on pense». «Oui, il y a la guerre, la violence, les catastrophes naturelles et la corruption. Mais il y a aussi de belles choses» - et si on ne les voit pas, c’est parce que «le miracle silencieux du progrès humain est trop lent et trop fragmenté pour faire la une des journaux».

 

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