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Notre-Dame-des-Landes : une manifestation en soutien aux zadistes dégénère à Nantes

La police utilise canons à eau et gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à Nantes, samedi 14 avril 2018.
La police utilise canons à eau et gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants à Nantes, samedi 14 avril 2018. Damien Meyer, AFP

À Nantes, une manifestation en soutien aux zadistes de Notre-Dames-des-Landes, qui a rassemblé près de 7 000 personnes, a dégénéré samedi. Douze manifestants ont été interpellés et un policier a été blessé, selon les autorités.

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La tension n’est pas retombée samedi 14 avril, pour le sixième jour consécutif, à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes où les évacuations de squats ont pourtant cessé. À Nantes, une manifestation de soutien aux zadistes expulsés a vite dégénéré.

Environ 6 700 personnes se sont retrouvées vers 17 h, selon la préfecture. Le rassemblement a rapidement tourné à la confrontation quand les manifestants ont tenté de forcer des barrières dressées sur leur chemin par les CRS. Des gaz lacrymogènes ont répondu aux jets de pierres. Des vitres ont été brisées et des feux de poubelles allumés par des groupes mobiles restés actifs après la dispersion du cortège. Les bars ont replié les terrasses dans les petites rues alentour et les commerces ont tiré leurs rideaux.

Dans un communiqué publié dans la soirée, Gérard Colomb dénonce "les violences inqualifiables et les dégradations de commerces et mobilier urbain qui ont été commises" en marge des manifestations d'aujourd'hui. Douze manifestants ont été interpellés et un policier a été blessé, selon le ministère de l’Intérieur.

Une nouvelle manifestation prévue dimanche

L'équipe médicale des zadistes a évoqué, pour sa part, une dizaine de blessés dans leurs rangs. Au total, selon elle, "depuis le début de la semaine, au moins 148 personnes ont été prises en charges", victimes d'éclats de grenades, ou souffrant d'hématomes ou d'atteintes neurologiques (vertiges, céphalées, confusions), conséquence des explosions.

Le Premier ministre, qui s’est rendu sur place, a expliqué que "l’État n’acceptera pas la réoccupation des sites évacués", tout en rappelant que la main restait tendue aux zadistes qui acceptent "le processus de régularisation".

Dans le bocage, des centaines d'opposants ont notamment remis des barricades là où les gendarmes se sont employés à les démanteler. Il y avait au moins trois barricades en bois ou pneus reconstruites sur la D81, dont une enflammée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

À la veille d’un nouveau grand rassemblement prévu dimanche dans la ZAD, deux opposants interpellés en lien avec Notre-Dame-des-Landes ont été placés en détention. Ils seront jugés la semaine prochaine en comparution immédiate.

Avec AFP

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