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NDDL: à l'issue du 23 avril, "tout ce qui doit être évacué, le sera", affirme Macron

© AFP | Des manifestants font face aux forces de l'ordre sur le site de la Zad de Notre-Dame-des-Landes, le 15 avril 2018

PARIS (FRANCE) (AFP) - 

Emmanuel Macron a affirmé dimanche que "tout ce qui devra être évacué le sera" sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes, à l'issue du nouveau délai de régularisation (23 avril) laissé aux occupants illégaux.

"Il y a plus d'une soixantaine de gendarmes qui ont été blessés, c'est inadmissible (...) Il y a une phase de négociation pour traiter les projets dignes, les projets respectueux, les projets alternatifs dans le cadre républicain, mais pour le reste, l'ordre sera fait parce que notre République a besoin d'ordre et d'égalité", a déclaré le chef de l'Etat dans une interview à BFMTV, RMC et Mediapart.

"Nous laissons ce délai complémentaire pour ceux qui portent un projet mais à l'issue de ce délai tout ce qui doit être évacué sera évacué. L'ordre républicain doit être respecté", a-t-il martelé.

Vendredi matin, au lendemain de l'annonce de la fin des opérations d'expulsion, la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein a tendu la main aux zadistes, y compris les expulsés, en les invitant à déclarer leurs projets d'ici le 23 avril pour amorcer un "processus de régularisation".

Plus tôt dans la soirée, le chef de l?État a estimé que que la "colère" des opposants à l'évacuation de la Zad de Notre-Dame-des-Landes n'était "pas légitime".

"Il y a une décision qui a été prise (...), vous me parlez d'une colère aujourd'hui mais la colère de qui ? Des gens qui, depuis des années, bloquaient un endroit où on faisait construire un aéroport qu'on ne construit pas et qui aujourd'hui viennent continuer à protester? Je considère qu'(...) elle n'est pas légitime, elle n'a rien à voir avec celle des cheminots", a-t-il dit.

"Vous avez des gens qui reviennent et qui n'ont rien à voir avec le conflit mais qui veulent juste le désordre", a-t-il dénoncé.

Au 7e jour de l'opération, la situation semble de fait plus complexe qu'elle ne l'était au début pour les forces de l'ordre et, à court terme, aucune issue ne se profile à l'horizon.

Les gendarmes devraient rester trois semaines à un mois sur place, pour déblayer les parcelles, garantir la libre circulation sur la D281 (l'ex-"route des chicanes") et la D81 et prévenir toute réoccupation illégale.

© 2018 AFP