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Coupe de France: Chambly veut illuminer sa saison et honorer son fondateur

© AFP/Archives | L'entraîneur de Chambly, Bruno Luzi, fils du fondateur du club, Walter Luzi, décédé en février, lors d'un entraînement de l'équipe à Chambly, le 7 avril 2018

CHAMBLY (FRANCE) (AFP) - 

"La Coupe de France c'est notre rayon de soleil dans une saison noire": Chambly (National 1), relégable en championnat, espère rendre hommage à son fondateur Walter Luzi décédé en février, en décrochant son billet pour la finale de la compétition face aux Herbiers, mardi à Nantes.

"On vit l'une des années les plus compliquées du club: on a beaucoup de difficultés en championnat, où on a connu un départ catastrophique (première victoire à la 8e journée, ndlr), et on a perdu notre père à tous. Le départ de Walter a été un gros coup dur pour tout le club", a expliqué à l'AFP Florent Routier, adjoint de l'entraîneur Bruno Luzi.

Le destin s'est en effet montré cruel avec le club picard puisque Walter Luzi, le père de Bruno l'entraîneur et de Fulvio le président, qui avait créé le FC Chambly Oise (FCCO) en 1989, est décédé durant le quart de finale historique remporté (1-0) face à Strasbourg (L1) le 28 février dernier, gâchant une fête pourtant amplement méritée.

"La saison est dure. Si on n'avait pas eu la Coupe de France, on serait sûrement décroché en championnat", souligne le technicien camblysien, dont l'équipe possède le même nombre de points que le premier non relégable, Avranches.

La qualification pour le dernier carré de la Vieille Dame et la disparition de "Pépé" a redonné un supplément d'âme à Chambly, qui semblait promis à la descente mais a notamment enregistré trois victoires et deux nuls depuis pour revenir aux portes du maintien.

- "On crèvera s'il faut" -

"La Coupe de France nous a sorti la tête de l'eau. On est déterminé comme jamais. Il faut qu'on aille chercher cette finale pour Walter, ce serait le plus beau des hommages. On crèvera s'il faut pour y arriver. On a envie d'aller au bout", insiste Florent Routier, également préparateur mental du FCCO et entraîneur de l'équipe réserve, qui évolue en National 3.

Le mental sera justement l'un des facteurs déterminants de cette demi-finale surprise entre les Herbiers et Chambly, deux pensionnaires de National 1. Le match se jouera en effet à guichets fermés à La Beaujoire devant 35.000 spectateurs.

"Personne dans l'équipe n'a joué de demi-finale de Coupe de France. Il faudra réussir à canaliser le trop plein d'émotions et faire en sorte que les joueurs ne vivent pas le match dans leur tête avant car ils dépenseraient beaucoup d'énergie mentalement", développe Florent Routier.

"Il va falloir alerter les joueurs sur le contexte qui les attend, surtout au départ. On se doit de faire la sourde oreille, abonde Bruno Luzi, qui concède toutefois "ne pas pouvoir faire grand chose" pour anticiper la réactions de ses protégés.

Chambly, qui était allé s'imposer sur la pelouse de Châteauroux (L2) en 16es de finale, ne part pas en position de force, mais reste armé pour écrire la plus belle page de son histoire.

"On n'est pas favori, reconnaît l'entraîneur picard. Il reste une marche pour atteindre la finale, mais c'est probablement la plus dure. Cette Coupe de France nous a donné plusieurs fois de la joie cette saison, pourquoi pas une fois de plus ?"

© 2018 AFP