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Flèche Wallonne: "Valverde et Alaphilippe au-dessus" selon Molard

© AFP/Archives | Le Français Rudy Molard vainqueur de la 6e étape de Paris-Nice, entre Sisteron et Vence, le 9 mars 2018

LIÈGE (BELGIQUE) (AFP) - 

Deuxième Français l'an passé derrière Warren Barguil dans la Flèche Wallonne, Rudy Molard affectionne la montée du mur de Huy dans laquelle il s'attend mercredi à un match entre Alejandro Valverde et Julian Alaphilippe.

A titre personnel, le Lyonnais (28 ans), lieutenant attitré de Thibaut Pinot au sein de l'équipe Groupama-FDJ, vise une place dans les cinq premiers (8e en 2017).

QUESTION: Comment se court la Flèche ?

REPONSE: "J'aime bien passer à l'attaque, c'est ma manière de courir, mais dans la Flèche, il faut être patient. C'est une course d'attente. Le placement est très important, on peut passer de la 15e à la 50e place en un rien de temps avant l'avant-dernière côte (Chérave). Si on doit faire un gros effort à ce moment-là, c'est fini. Après Chérave, il faut faire attention à ne pas se faire déborder, c'est important d'être bien entouré. La bataille se fait jusqu'au pied du mur. Après la flamme rouge, le tempo se calme un peu, on ne lance pas les hostilités trop tôt. Ensuite, ce sont les jambes qui parlent, il n'y a plus qu'à tout donner."

Q: A quoi vous attendez-vous cette année ?

R: "Sur ce qu'ils ont montré, Valverde et Alaphilippe seront au-dessus, derrière c'est plus ouvert. On attend un match entre les deux même si on n'est pas à l'abri d'une surprise dans une montée de trois minutes. L'objectif pour moi, c'est d'aller chercher une place dans les cinq premiers. L'an dernier, je suis à quelques mètres du top 5 alors que j'avais plus de 20 mètres de retard quand la course se lance. Je m'en voulais d'avoir fait cette erreur, de n'avoir pas cru assez en mes chances. Cette année, je me sens plus fort. Je m'en suis rendu compte dès que j'ai repris le vélo cet hiver. Je progresse chaque année et ça se voit dans les résultats. C'est peut-être dû au fait d'avoir couru deux grands tours l'an dernier (Giro, Tour de France) et aussi de me sacrifier pour Thibaut (Pinot). L'an dernier, je suis allé plus loin dans l'effort. Me surpasser pour un leader comme Thibaut qui va gagner, ça m'a fait progresser."

Q: Passe-t-on aisément de lieutenant à leader ?

R: "Mentalement, ce n'est pas du tout la même approche. Quand on est leader, on se concentre sur le final, on cherche à être à l'économie pendant la course, à ne pas donner le coup de pédale de trop, on est vraiment concentré sur la dernière heure de course. Quand on a un rôle d'équipier, on sait qu'on va faire l'effort avant le final, on ne pense pas au résultat, on pense à tout donner au moment demandé. On sait que la course est finie quand on s'écarte. On fait plus d'effort pendant la course, on 'bouffe' plus de vent. Mais tous ces efforts en tant qu'équipier payent. C'est en partie grâce à ça que j'ai élevé mon niveau."

© 2018 AFP