Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun, Paul Biya réélu pour un 7e mandat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#pasdevague et #jesuisunabruti, journée chargée sur les réseaux sociaux français

En savoir plus

LE DÉBAT

Comores : les risques d'une crise politique

En savoir plus

FOCUS

Irak : des personnalités féminines anticonformistes en danger

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Le "Davos du désert" compromis par l'affaire Khashoggi

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Maroš Šefčovič : "Nous avons besoin d'intensifier le dialogue entre pays de l'Est et de l'Ouest"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Musique, mode, peinture : Mounia, égérie volcanique de la création

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : la bataille de la pêche a commencé

En savoir plus

Pas 2 Quartier

"Noise": Raconter sa ville au fil du RER

En savoir plus

Amériques

New York déboulonne la statue d'un médecin qui pratiquait des expériences sur des esclaves

© Spencer Platt, AFP | Le déboulonnage de la statue de James Marion Sims, à New York, le 17 avril 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/04/2018

Une statue du docteur James Marion Sims, considéré comme le père de la gynécologie moderne, a été déboulonnée à New York sur décision du maire, en raison des expériences que le médecin a pratiquées sur des esclaves au XIXe siècle.

Les New Yorkais ne passeront plus devant la statue du docteur James Marion Sims au bord de Central Park. Après avoir été érigée en 1894, celle-ci a été déboulonnée mardi 17 avril sur décision du maire.

Considéré comme le père de la gynécologie moderne, ce médecin originaire de Caroline du Sud a inventé plusieurs instruments de gynécologie et d'obstétrique, notamment le spéculum, encore essentiel aujourd'hui à tout examen gynécologique. Mais ce spécialiste a aussi pratiqué des expériences sur plusieurs femmes noires esclaves, le plus souvent sans anesthésie. Il a même, selon des historiens, opéré la même trente fois pour perfectionner sa technique.

"Il est temps!"

Plusieurs pétitions ont circulé ces derniers mois pour demander le retrait de la statue, en partie peinte en rouge par des activistes, qui ont également inscrit, à la bombe, le mot "raciste". "Il est temps !", a crié une femme noire dans le public composé d'une trentaine de personnes venues assister à l'enlèvement de la statue controversée. Celle-ci sera désormais installée au cimetière géant de Green-Wood, à Brooklyn, où se trouve la sépulture du docteur.

"Je ne pense pas qu'il faille dire qu'il n'a rien apporté à la médecine", a estimé Bernadith Russell, gynécologue-obstétricienne à l'hôpital New York-Presbyterian. "Mais il est important de reconnaître que ces apports ont été faits au sacrifice de femmes sans leur consentement." "Si Josef Mengele [célèbre médecin nazi du camp d'extermination d'Auschwitz] avait contribué aux progrès de la médecine, on ne lui dresserait pas une statue, à cause de la manière dont il l'aurait fait", a-t-elle ajouté.

Un mouvement de contestation

La décision s'inscrit dans le mouvement de contestation qui a réclamé, un peu partout aux États-Unis, le retrait de monuments, plaques ou noms de rues honorant des personnalités connues pour leurs liens avec l'esclavage ou plus généralement la persécution des minorités. Pour y faire écho, le maire de New York, Bill de Blasio, avait confié à une commission l'examen des grands noms honorés par la ville.

En août 2017, il avait ainsi annoncé le retrait dans le quartier de Broadway, d’une plaque, datant des années 1930 en l'honneur du Maréchal Philippe Pétain. La commission a finalement décidé en janvier 2018 qu’il valait mieux ne pas toucher aux plaques, et explorer plutôt "les possibilités d’ajouter du contexte et des informations historiques" sur les personnalités célébrées.

En ce qui concerne le docteur James Marion Sims, il est prévu qu'un nouveau monument soit érigé à l'endroit où se situait la statue, célébrant une autre personnalité, à l'image plus progressiste.

Avec AFP

Première publication : 19/04/2018

  • FRANCE

    Abolition de l'esclavage : François Hollande et Emmanuel Macron de nouveau côte à côte

    En savoir plus

  • AFRIQUE

    Esclavage : en tournée en Afrique, Valls écarte l'idée de réparations financières

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Le premier musée sur l'histoire africaine-américaine ouvre à Washington

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)