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Universités : la grogne étudiante gagne Sciences Po

Sciences Po bloqué par les étudiants, le 18 avril 2018 à Paris.
Sciences Po bloqué par les étudiants, le 18 avril 2018 à Paris. Bertrand Guay, AFP

La protestation dans les universités s'est étendue à Sciences Po Paris en plus des blocages qui perturbent une dizaine d'autres sites, notamment à Montpellier où la justice à sommé les occupants de quitter les lieux.

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La grogne des étudiants continue de s’étendre. Alors qu’une dizaine de sites sont déjà perturbés, ils ont bloqué mercredi 18 avril Sciences Po, à Paris..

Quatre universités (Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-2 et Nanterre) sur environ 70 étaient toujours totalement paralysées, selon le ministère, et onze autres sites perturbés par des étudiants opposés à la loi réformant l'accès à l'université, accusée d'instaurer une "sélection" déguisée.

À Paris, la contestation a gagné Sciences Po, creuset de l'élite républicaine qui a notamment formé Emmanuel Macron. Le bâtiment principal, situé rue Saint-Guillaume, dans le VIIe arrondissement, a été fermé dans la matinée "par mesure de sécurité" par la direction, en raison de l'occupation d'une partie de l'établissement. "Les cours qui y étaient prévus ont été reprogrammés ailleurs". Environ 70 étudiants occupent pacifiquement le hall principal de l'école après y avoir passé la nuit, selon la direction.

"Nous occupons Sciences Po, parce que Macron en est sorti, et que nous ne voulons pas finir comme lui", déclarent ces étudiants dans un communiqué dénonçant la "vaste entreprise néolibérale et raciste" qui serait menée par le gouvernement. À Rennes, des perturbations ont également affecté l'Institut d'études politiques, où un amphi a été bloqué mardi soir.

Collomb veut rétablir l’État de droit

Le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, s'est déclaré mercredi déterminé à "rétablir l'État de droit" en réponse aux dégradations commises par des "casseurs" en marge du mouvement de contestation étudiant dans certaines universités.

Lors des questions d'actualité à l'Assemblée nationale, il a demandé que la "convergence des luttes" ne soit pas synonyme de "convergence des casseurs", allusion à une formule chère à La France insoumise, laquelle rejette toute idée d'une instrumentalisation du mouvement étudiant.

"Ce qui s'est passé à Montpellier samedi dernier est totalement inacceptable", a dit le ministre à propos d'incidents survenus dans la ville de naissance de la contestation étudiante après l'expulsion de jeunes manifestants hostiles au nouveau système d'inscription à l'université Parcours Sup'. Dans une tribune publiée sur le site du magazine L'Étudiant, six présidents d'université ont, eux, appelé le gouvernement à "ouvrir rapidement des négociations avec toutes les parties prenantes" pour débloquer la situation.

Dans le même temps, à Montpellier, le tribunal administratif a ordonné aux occupants de l'université Paul-Valéry, bloquée depuis la mi-février, de "libérer les lieux sans délai". Faute de départ des occupants, le tribunal a autorisé le président de l'université "à procéder d'office à leur expulsion".

Avec AFP et Reuters

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