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Après deux semaines de grève, les clients SNCF s'organisent pour obtenir un dédommagement

Des voyageurs sur un quai de la gare Saint-Lazare, le 19 avril 2018 à Paris, lors du quatrième épisode de grève à la SNCF depuis début avril
Des voyageurs sur un quai de la gare Saint-Lazare, le 19 avril 2018 à Paris, lors du quatrième épisode de grève à la SNCF depuis début avril Des voyageurs sur un quai de la gare Saint-Lazare, le 19 avril 2018 à Paris, lors du quatrième épisode de grève à la SNCF depuis début avril AFP
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Paris (AFP)

Après deux semaines de grève, les usagers du train, contraints de trouver des solutions de substitution parfois coûteuses, s'organisent pour obtenir un dédommagement de la SNCF, le groupe public promettant un geste commercial.

Le télétravail concerne une "petite minorité" de travailleurs et "on ne peut pas prendre deux jours de RTT par semaine quand même, ça finit par s'épuiser assez vite", relève Bruno Gazeau, président de la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut).

Le quatrième épisode de grève s'est achevé jeudi et le mouvement est prévu pour durer jusqu'à fin juin par épisode de deux jours tous les cinq jours.

"Je dois être au travail à Paris à 6h30, mais j'arrive en retard les jours de grève parce que le premier train depuis Creil n'est qu'à 6h38", témoigne Sylvain Coquel, employé à la Mairie de Paris.

Face à la longueur du mouvement, les associations d'usagers des transports rassemblent les réclamations financières des clients de la SNCF, des grandes lignes comme ceux des trains régionaux.

"L'essentiel, ce sont des collectifs d'usagers qui se tournent vers nous pour obtenir l'allongement de leurs abonnements ou une réduction sur les prochains abonnements", explique le président de la Fnaut.

Certaines associations ont lancé une pétition sur le site internet Change.org, qui avait recueilli plus de 50 000 signatures jeudi, pour obtenir un remboursement des abonnements.

- Compensation à venir -

Les abonnés annuels, mensuels, et hebdomadaires des grandes lignes ont pour le moment "été informés de modalités de compensation à venir" mais sa mise en ?uvre "sera étudiée selon l'ampleur du mouvement, sa durée et les désagréments occasionnés", explique un porte-parole de la SNCF à l'AFP.

"A priori, il s'agirait de compenser si moins d'un TGV sur trois circulait sur leur parcours dans la journée", précise le porte-parole.

Voyages SNCF, chargée du transport des voyageurs longue distance et à grande vitesse, assure qu'il y aura des "mesures commerciales a posteriori, en fonction des jours de grève" et décidées "dans les jours qui viennent".

La SNCF n'est pas tenue légalement à de tels gestes commerciaux sur les grandes lignes.

Pour les trains régionaux, la situation est plus compliquée. Chaque région a signé une convention avec la SNCF avec des "dispositions complètement différentes d'une région à l'autre", selon Bruno Gazeau, ce qui contraint les associations à négocier les dédommagements au cas par cas.

En région parisienne, la SNCF paie des pénalités à Ile-de-France Mobilités (ex-Stif) et dédommage les usagers du réseau francilien si elle n'assure pas au moins un train sur trois sur chacune des treize lignes de la région.

"A l?issue de la grève, nous discuterons avec la SNCF les modalités pratiques de remboursement: montant, coéditions nécessaires pour les voyageurs pour être remboursés, procédé à mettre en place pour rembourser effectivement les voyageurs?", indiquait Ile-de-France Mobilités mercredi.

Arnaud Bertrand est président de l'association "Plus de trains", qui vient notamment en aide aux usagers du RER A en Ile-de-France et plaide pour une indemnisation proportionnelle à la hauteur des perturbations.

Il demande une indemnisation correspondant à "au moins la moitié d'un mois de carte Navigo, donc 35 à 40 euros chaque mois où il y aura grève, pour les endroits où il y a moins d'un train sur deux et qui sont loin de Paris", explique t-il à l'AFP.

En outre, les usagers ont dû trouver des solutions de substitution impliquant des surcoûts, liés au paiement de places de parking pour certains covoitureurs ou à l'obligation de prendre des taxis dans certains cas, ce qui nécessite aussi un dédommagement, estime t-il.

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