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"Marche du retour" : un quatrième vendredi meurtrier à Gaza

Des manifestants palestiniens mettent le feu à des drapeaux israéliens, le 10 avril à la frontière entre Gaza et Israël.
Des manifestants palestiniens mettent le feu à des drapeaux israéliens, le 10 avril à la frontière entre Gaza et Israël. Mohammed Abed, AFP

Depuis le 30 mars, 35 manifestants palestiniens ont été tués par des tirs israéliens à Gaza alors qu'ils participaient à la "marche du retour". Ce mouvement de protestation revendique le droit des Palestiniens à retourner sur leurs terres.

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Quatre Palestiniens ont été tués à la frontière entre l'État hébreu et la bande de Gaza, vendredi 20 avril, alors qu'ils participaient à la "marche du retour", ce mouvement de protestation, débuté le 30 mars, revendiquant le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu'ils ont fuies à la création d'Israël en 1948. Ces morts portent à 35 morts le bilan de la répression des manifestations depuis fin mars.

Les militaires israéliens, cibles de jets de pierres, ont ouvert le feu quand des manifestants munis de pinces coupantes se sont approchés de la clôture frontalière. Parmi les victimes figure un adolescent de 15 ans, tué dans le nord de la bande de Gaza, selon les services médicaux. Les autorités de l'enclave parlent d'une centaine de blessés par balles.

Le mouvement de protestation doit s'achever le 15 mai, date anniversaire de la "nakhba", la "catastrophe", qui désigne la création de l'État d'Israël en 1948 et le déplacement de milliers de Palestiniens.

Vivement mises en cause pour les tirs à balles réelles, les forces israéliennes accusent le Hamas d'appeler à la violence. Elles ont assuré vendredi avoir eu recours à des "moyens de dispersion" et n'avoir ouvert le feu qu'en accord avec les règles en vigueur. L'armée avait auparavant largué des tracts dans la bande de Gaza pour inviter les habitants à ne pas approcher de la frontière et à ne pas laisser le Hamas les "utiliser pour mener des attaques terroristes".

Les violences dans la bande de Gaza ont décidé l'actrice Natalie Portman à boycotter la cérémonie lui décernant le prix Genesis, sorte de "Nobel israélien", ont annoncé vendredi les organisateurs de l'évènement.

Avec Reuters

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